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Cinématique : principes fondamentaux d'une théorie générale des machines / par F. Reuleaux ; traduit . de l'allemand par A. Debize
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ORIGINES DES MACHINES.

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lorigine entièrement en bois, ils furent ensuite remplacés par unsystème mixte en bois et métal, pour arriver finalement à lemploiexclusif du métal (bronze) (28). Des roues entièrement pleines etdun travail plus grossier, représentées sur quelques-uns desdessins que nous avons précédemment mentionnés, sont attri-buées aux peuples moins civilisés de lAsie Mineure. Aujourdhuiencore, dans les chariots des Hindous, à côté des roues à plusieursrais, on rencontre également des roues grossières, formées de disquespleins, qui sont montés sur des essieux en fer ou en bois. Le typele plus ancien des chariots de transport des Romains, le plaustrum,avait aussi des roues pleines et présentait cette particularité, dignedêtre remarquée, que les deux roues, munies chacune d'uneouverture centrale, de forme carrée, étaient calées sur les essieuxen bois, lesquels étaient pourvus de tourillons ronds, leur per-mettant de tourner dans le bâti du chariot. Ce mode de con-struction sest maintenu jusquà ce jour en Portugal,et cest encoresur ce type que les indigènes de lile Formosc construisent leurschariots (29).

A une origine quon ne peut guère supposer antérieure à celledes antiques véhicules que nous venons de citer, et qui est mêmeprobablement plus récente, remontent ces chars de bronze en mi-niature que lon a découverts dans les tombes (tumuli) des plainesde lAllemagne du Nord, à Schonen, par exemple, et dont le muséeromano-germanique de Mayence possède dexcellentes reproduc-tions. On suppose que ce sont des modèles de chars qui servaientpour lusage du culte*, et qui se trouvaient, dès lors, présenter unecertaine analogie avec les chaudières à roues du temple de Salo-mon; il convient, du reste, dajouter que des personnes autori-sées ont exprimé, à ce sujet, une opinion complètement différente,^ne particularité remarquable de ces chars, cest que leurs petitesroues sont à quatre rais, comme dans la plupart des chars grecs.

W est, dailleurs, certain que le char était déjà connu à uneépoque plus ancienne que celle de lorigine de tous les véhiculesdont il a ^ question jusquici. Les plus anciens ouvrages de lalittérature indienne en font plusieurs fois mention. Cest ainsi, parexemple, q ue , dans Riksanhita, on trouve les passages suivants :

89, 4) lnd,. aj on séparant le ciel de la terre, les fixe, dans sa toute-puissance,comme deux roues sur leur axe...

V. Liscli, Ueber die chcrnen Wagenbecken der Bronzezcit, Scliwerin, 1800.