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Cinématique : principes fondamentaux d'une théorie générale des machines / par F. Reuleaux ; traduit . de l'allemand par A. Debize
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ORIGINES DES MACHINES.

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etc., présentent des dispositions très-ingénieuses et qui accusentun très-grand degré dhabileté.

Il nous reste maintenant à essayer de déterminer à quelle épo-que remonte lorigine du couple déléments constitué par « lavis et lécrou ». Il est certain quilétait parfaitement connu des Grecset des Romains, qui lappliquaient,par exemple, dans la constructiondes chariots; toutefois, il nétait pasencore très-répandu. Dans les col-lections allemandes dantiquités, cestparmi les raretés les plus précieusesque figure la vis, lorsquelle est munie dun écrou. Un fait assezétonnant, et qui mériterait dêtre approfondi, cest que, depuislorigine, la vis à droite a toujours été employée de préférenceà la vis à gauche. En labsence déléments suffisants, nous nes-sayerons pas de donner une explication dun pareil fait, et nousnous bornerons à faire remarquer que cette préférence na pasvraisemblablement se produire toujours avec un caractère aussiexclusif quà notre époque, les profanes ont à peine une notionde lexistence de la vis sinistrorsum. On trouve, en effet, des vis decette espèce représentées dans des dessins de lantiquité ; dunautre côté, dans plusieurs dessins du moyen âge, de même quedans ceux de la presse à foulon de la Fullonica de Pompéi , sontfigurés les deux genres de vis.

Quoi quil en soit, il est difficile de déterminer par quelle voie onest arrivé à ce merveilleux couple déléments. Tout dabord nousregardons comme inadmissible lopinion daprès laquelle la visa urait pour origine une imitation directe de la nature et serait,P a r exemple, la reproduction de la forme delà coquille descargot,^ous devons reconnaître, toutefois, quil existe un certain nombre1 arguments favorables à cette hypothèse : ainsi, en premier lieu,les spi res des coquilles descargots, à très-peu dexceptions, sontdextrorsum; en second lieu, en grec, les mots qui servent à dési-gner la vis et le limaçon ( koclilias , kochlion, kochlos) sont iden-tiques ou presque identiques ; mais aucun de ces deux argumentsnest décisif. Rien nempêche, en effet, que la vis, découverted une manière quelconque, ait reçu plus tard un nom faisantallusion à sa ressemblance avec lescargot; dun autre côté, le motgrec qui signifie cuiller ( kochliarion ) est également un dérivé du nom

Fig. 172.

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