EMBRAYAGES ET DESEMBRAYAGES.
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toutes les deux. Après la suppression des accouplements, le membrede chaîne conduit cesse nécessairement de fonctionner, lors mêmeque le membre conducteur continue son mouvement. Quant àl’embrayage, il se produit en réunissant de nouveau les élémentsséparés.
Une autre méthode consiste dans l’emploi de manchons mobiles.Nous considérerons d’abord les manchons à dents, dont les figures
Fig. 516. Fig. 547 Fig. 518.
546, 547 cl 548 représentent les trois formes les plus importantes.
La pièce a est calée sur l’arbre A, tandis que la pièce fi est accou-plée prismaliquemcnt sur l’arbre B ; le premier arbre transmet sonmouvement au second, lorsque les dents de b sont engagées dansles vides des dents de a. On peut observer que ces dents sont con-formées comme celles des mécanismes d’arrêt. En réalité, les piè-ces a et b sont de véritables organes d’un mécanisme d’arrêt, qui està repos dans le premier exemple, courant dans le second (g 119),et qui, enfin, dans le troisième, doit être considéré comme arrêtcourant ou comme arrêt à repos, suivant que l’embrayage n’est quepartiel ou qu’il est complet. En définitive, les mandions à dentssont .des appareils à déclic qu’on dégage ou qu’on engage, suivantQu’il est nécessaire d’interrompre ou de rétablir le mouvement del’organe conduit ; ils se distinguent, toutefois, des appareils à déclicprécédemment considérés, en ce que la pièce, qui dans ces der-niers reste fixe, se trouve ici mobile. Les mouvements relatifs sont,d’ailleurs, exactement les mêmes dans les deux cas.
La même chose peut se dire des manchons d’accouplement pourmachines motrices, comme, par exemple, le manchon de Pouyer etcelui d’Uiiuior.jN* ; seulement ici c’est l’organe conduit (fi dans laHgure 547) qui, étant mis en mouvement par une autre source deforce motrice, supprime de lui-même sa liaison avec a, et les dentsde fi glissent alors sur celles de a.
V. le Constructeur, édition française, p. 284.