LE RÉCEPTEUR.
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de ce genre est munie d’un récepteur, dont la tonne et le mode demouvement sont convenablement déterminés en vue de l’action dola partie du corps humain qui doit développer la force et qui, sui-vant les cas, se trouve être la main, le bras, le pied, etc. Ainsi, parxcmple, dans la meule à aiguiser, à manivelle et à pédale, lapédale doit être considérée comme le récepteur, tandis que le piedou la jambe de l’ouvrier est le moteur. Mais c’est là certainementune simple apparence, et la constitution réelle de la machine est, aufond, complètement différente. Il n’est pas douteux, en effet, qu’enallongeant simplement le bouton de la manivelle, la meule pour-rait être mise en mouvement, par la main de l’ouvrier agissantdirectement sur ce tourillon ; on pourrait également produire lemouvement de rotation au moyen d’une corde enroulée autour dutourillon cl sur laquelle l’ouvrier exercerait des efforts de tractionalternatifs*; par conséquent, la pédale ne doit pas être considéréecomme une partie indispensable de la machine. Toutefois, les troisméthodes de mise en mouvement ont cela de commun que le corpsde l'ouvrier forme une chaînecinématique avec la machine.
Dans certaines circonstances,celte chaîne peut être très-compliquée ; mais, dans lecas actuel, elle peut être dé-terminée avec une certaineexactitude. En premier lieu,la manivelle a ( jiq. 562 )forme, avec la bielle h , la pé-dale c (l’oscillalcnr) et le bâtid, le mécanisme (C")‘\ quinous est déjà connu et quenous avons désigné précédem-ment (g 05) sous le nom demanivelle d’iihpulsion rota-livc; comme c est ici le membre conducteur, la lormulc spéciale
de ce mécanisme doit s’écrire : (C")h. En second lieu, l’ouvrier poseson pied sur le prolongement d de l’oscillateur c, de telle sorteque (en supposant que le centre T de l’articulation de la cuisse ne
* Ce mode de transmission de mouvement se trouve utilisé dans la roue rituelle desprêtres lsalmouLs et dans le dévidoir à soie des Japonais.