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SUBDIVISIONS PRINCIPALES DES MACHINES COMPLÈTES.
étroite connexion; tel est le cas, par exemple, pour un grandnombre de machines à vapeur modernes, dans lesquelles le régula-teur agit directement sur le distributeur et intlue ainsi sur le mou-vement de l’organe moteur de la machine; toutefois, même dans cecas, il est possible de les considérer séparément. Dans les machinesqui sont pourvues d’appareils de régulation et de distribution, ilexiste, en outre, à de très-rares exceptions près, des organes spéciaux,destinés à leur transmettre le mouvement; ces organes constituentce qu’on peut appeler le mécanisme de transmission de la machine.Un mécanisme de ce genre se trouve également souvent intercaléentre une machine motrice et la machine-outil qu’elle met en mou-vement.
En résumé, en laissant de côté quelques autres mécanismes auxi-liaires de la machine complète, qui pourraient, à la rigueur, êtreclassés séparément, mais qui, pour la plupart, peuvent aussi serattacher, sans difficultés, à l’un ou à l’autre des groupes précé-demment examinés, nous voyons que, dans un très-grand nombrede cas, outre le moteur et la pièce d’œuvre, on arrive à séparer net-tement comme mécanismes distincts :
a. Le mécanisme principal, dans lequel on peut trouver le ré-cepteur et Y outil;
b. La distribution, avec ses subdivisions, alimentation et ab-duction;
c. La régulation, avec sa subdivision, mécanisme d’arrêt ;
d. Le mécanisme de transmission, ou la transmission.
Cette classification, qui comprend, comme on le voit, les fonctionsgénérales des mécanismes réunis dans une machine, constitue ceque nous appellerons Y analyse descriptive de la machine.
Au point de vue de Yensemble des effets que doit produire unemachine, la division en deux classes, dont il a été précédemmentquestion, machines à changement de forme et machines à chan-gement de lieu, peut rendre de très-grands services, notammentdans les cas oii les changements affectent la pièce d’œuvre ; elle a uneimportance pratique beaucoup plus faible, lorsque ces changementssc rapportent au moteur (§ 152). Cette division peut donc être uti-lisée avec avantage dans la science des machines; toutefois, il neiaut pas perdre de vue qu’elle ne constitue pas une division essen-tielle, de telle sorte qu’il n’est pas toujours possible de décider, aveccertitude, si une machine donnée appartient à l’une ou à l’autre des