NOTES. 027
encore rien de clair, rien de déterminé, niais simplement l’exposé d’une pro-priété.
Wiu.is. « Une machine consiste en un ensemble de pièces, reliées entre ellesde différentes manières et de telle sorte que, si l’une d’elles se trouve mise enmouvement, toutes les autres se trouvent prendre également des mouvementsdont les rappor ts avec celui de la première dépendent de la nature des liaisons. »Bien qu’elle soit encore incomplète, cette définition est, sans contredit, cellequi se rapproche le plus de la définition donnée par le professeur Recleaux.
Giulio. « On désigne, sous le nom de machine, toute disposition destinée à re-cevoir un mouvement de l’action d’un moteur, à modifier ce mouvement et à letransmettre, ainsi modifié, à un instrument disposé pour exécuter un travailquelconque. » Ce n’est pas là une véritable définition de la machine, mais bienune simple énumération de ses propriétés.
Laeoulaye. « On donne le nom de machines à des systèmes de corps destinés àtransmettre le travail des forces, de manière à l’appliquer à une opération utile,ce qui ne peut avoir lieu, en général, que parce qu’elles modifient l’action de cesforces et fournissent des mouvements convenables, comme vitesse et commedirection, pour le but à atteindre. » Qu’est-ce qu’un système de corps et suffit-ilqu’un pareil système soit destiné à quelque chose ? etc.
Bélanger. « Une machine est un corps (?) ou un ensemble de corps en contactavec un ou plusieurs appuis fixes et destiné à recevoir, en quelques-uns de sespoints, l’action d’un moteur, tandis que d’autres points, dont les vitesses diffè-rent généralement de celles des premiers, subissent certaines résistances. » Iciencore nous rencontrons plutôt une description des propriétés de la machinequ’une véritable définition.
IIaton. « Une machine est un appareil destiné à mettre en relation un moteuravec la matière à travailler. » Autant de mots, autant d’énigmes.
Dictionnaire universel (te Pierer. « Machine.—Appareil qui permet de produire unmouvement, c’est-à-dire un changement de position ou un changement de formedans un corps et, par suite, d’accomplir un travail ou d’obtenir un effet méca-nique. » Cette définition est encore purement descriptive et peut s’appliquer à unefoule de choses qui ne sont pas des machines.
Dictionnaire de Littré . « Machine. — Instrument propre à communiquer du mou-vement, ou à saisir et prendre, ou à mettre en jeu quelque agent naturel, commele feu, l’air, l’eau, etc. » C’est là une indication, d’ailleurs assez vague, des diffé-rents genres d’utilisation de la machine, mais nullement une définition.
Dans l’énumération précédente ne figurent pas les noms de certains mécani-ciens bien connus, tels que, par exemple, Moseley, Redtenbaciier, Karmarsch, etc.ainsi que ceux d'auteurs plus anciens, comme Langsdorf, Eytelavein, etc. et celapar l’excellente raison qu’aucun d'eux n’a cru devoir donner une définition de lamachine. Tous semblent avoir évité d’en parler, en abordant immédiatement lesquestions de description et de classification. Si nous avons multiplié les exemples,c’est uniquement pour montrer qu’on n’est pas arrivé jusqu’ici à une seule défi-nition qui puisse faire autorité.
Les anciennes définitions, tout en se présentant sous une forme plus naïve queles modernes, ne sont pas cependant dépourvues de tout intérêt. Nous nous bor-nerons à citer, comme exemple, celle que donne Leurold ( Tliéalr. Mach. 1724):« Une machine est une disposition artificielle au moyen de laquelle on peut arriver àeffectuer un mouvement avantageux, c’est-a-dire à mouvoir quelque chose, avecéconomie de temps et de force, ce qui ne serait pas possible d’une autre manière. »
Toutes les définitions que nous avons citées présentent ce point communqu’elles sont complètement descriptives' ou que, du moins, le caractère descriptify est prépondérant ; ce qui est véritablement essentiel dans la machine ne se