HISTOIRE DU SYSTÈME SOLAIRE.
s’approche du soleil de 11 millions de lieues et eu est à 155millions au moment de sa plus grande distance.
Par leurs apparitions rares, souvent inattendues, et lasingularité de leur queue, les comètes ont tout ce qui peutfrapper l’imagination des peuples. Elles font naître millecraintes superstitieuses, qui trahissent le réveil de la cons-cience et la crainte des châtimens de Dieu l .
Coup d’oeil historique. Trompés par les apparences, lesanciens ont cru que le soleil et les autres étoiles se mou-vaient autour de la terre et qu’il en résultait le lever etle coucher des astres, ainsi que le retour régulier dujour et de la nuit. On supposait ainsi la terre immobile aucentre du monde. Cependant on attribue à Pythagore et àPlaton un autre système, dans lequel la terre aurait été enmouvement. On lit dans Cicéron que Nicétas de Syracuseavait la conviction que le ciel, le soleil, la lune et tous lesastres sont immobiles ; et que rien, dans l’univers, n’est enmouvement, si non la terre qui, tournant sur son axe avecla plus grande rapidité, produit à nos yeux, par cette rota-tion , exactement les mêmes effets que si, la terre étant im-mobile , le ciel entier était en mouvement.
Cette idée de la rotation de la terre sur son axe a été encrédit chez un grand nombre des plus excellens esprits del’antiquité. Mais Ptolémée , savant Alexandrin du deuxièmesiècle de notre ère, remit en circulation les anciennes er-reurs et rétablit la terre dans son immobilité. Cette doctrinetraversa tout le moyen-âge à peu-près sans contradiction.Copernic , chanoine de Thorn, mort en 1345, rejeta lesystème de Ptolémée , et plaça, au centre de notre monde
1 Lorsqu'en 1456, trois ans après la prise de Constantinople p» (les Turcs, on vit paraître la comète qui est revenue dans le n»o lSde novembre 1835, le pape Calixtc en fut si effrayé qu’il ordonnaipour un certain temps, des prières publiques, dans lesquelles, au rnilit’ 11de chaque jour, on excommuniait à la fois la comète et les Turcs ; cl»afin que personne ne manquât à ce devoir, il établit l’usage, qui s’es*depuis conservé, de sonner à midi les cloches des églises (Arago)'
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