HISTOIRE DU SYSTÈME SOLAIRE.
directe des masses et en raison inverse du carré des dis-tances. Cette loi de l’attraction lui donna bientôt le moyend’expliquer les marées. Les comètes devinrent le sujet derecherches nouvelles. Halley prouva, en 1703, que la co-mète de 1682 devait être la même que celle de 1607,de 1332 et qu’elle devait revenir tous les 73 ou 76 ans.Cette prédiction s’est trouvée juste et la comète de Halley est revenue à point nommé en 1739 et en 1833. Elle est lapremière dont on ait calculé l’orbite et annoncé le retour.
La fin du dix-septième siècle vit commencer de nom-breuses recherches dans le but de déterminer exactementla forme de notre planète. Richer transporta, en 1672,de Paris à Cayenne , une pendule très-bien réglée ; elle yretarda d’environ deux minutes par jour. Il fallait néces-sairement en conclure qu’un pendule, qui oscillait juste àParis , battait trop lentement à Cayenne , dans le voisinagede l’équateur ; que, par conséquent, le pendule était moinsattiré à Cayenne qu’à Paris ; ce qui faisait naturellementsupposer Cayenne plus distant du centre du globe queParis , puisque l’attraction y était moindre. Des mesuresfaites avec le plus grand soin, en 1736, par La Condamineau Pérou et par Maupertuis en Laponie sous le cercle po-laire, et des calculs faits en France firent reconnaître quela terre , au lieu d’être une sphère parfaite, est légèrementapplatie aux pôles et renflée à l’équateur.
Toutes ces découvertes semblaient avoir porté la connais-sance de notre système planétaire à un degré de perfectiondifficile à surpasser. Mercure, Vénus, la Terre , Mars,Jupiter et Saturne avaient été connus des anciens astrono-mes ; mais les modernes avaient découvert les satellites deJupiter et de Saturne , ainsi que l’anneau de ce dernier. Lemouvement des comètes n’offrait plus rien d’extraordinairedu moment où leur marche pouvait se calculer à l’aide deslois qui gouvernent les planètes. Tout à coup une décou-verte inespérée ajouta un nouveau monde au système pla-nétaire et en recula du double les limites.
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