MAREES . — VEGETAUX ET ANIMAUX DE LA MER.
La marée rend plusieurs services à l’homme. Ou en pro-fite, sur les côtes basses, pour faire entrer l’eau dans lesfossés où ou la fait évaporer afin qu’elle y dépose du sel. Hest certains ports où l’on ne pénétre que par la marée haute,parce que l’entrée en est peu profonde. Sans l’aide du flux,les vaisseaux ne pourraient remonter le courant des fleuves.On profite du mouvement de l’eau pour nettoyer un grandnombre de ports. On pêche les huîtres et d’autres coquil-lages pendant la marée basse.
VÉGÉTAUX ET ANIMAUX DE DA MER,
Végétaux. La mer nourrit environ 600 espèces de plantes.Quelques une3 se trouvent dans toutes les mers. Il y a, ditLamouroux, des localités centrales où des formes particulièressemblent dominer soit dans des groupes de plusieurs genres,soit dans des groupes de plusieurs espèces. A mesure quel’on s’éloigne du point où elles se montrent dans toute leurbeauté et dans toute leur profusion , ces formes perdentquelques uns de leurs caractères ; elles se dégradent, se con-fondent avec d’autres et finissent par disparaître pour faireplace à de nouveaux caractères et à de nouvelles formes en-tièrement différentes des premières. Entre les tropiques,les sargasses forment d’immenses prairies flottantes ; au de ladu 50 e degré de latitude, on ne les trouve qu’en groupesisolés. Les plantes marines de l’équateur ont une organi-sation plus parfaite et plus conforme à celle des plantes ter-restres que les végétaux des mers tempérées.
Les animaux que contient la mer sont innombrables ; dy en a 8 mille espèces connues ; quelques poissons sontd’une incroyable fécondité; les carpes font 200,000 œufs;les morues jusqu’à 9 millions.
Dans les mers de l’équateur, les espèces sont très-nom-breuses et généralement plus grosses dans les mêmes genresque dans les autres mers. La population des mers y offre unerichesse de couleurs , une variété de formes qu’on ne trouveplus ailleurs. Dans les zones tempérées le nombre des espèces
60