OCÉAN ATLANTIQUE . — ATMOSPHÈRE. — TEMPERATURE.
Mexique et la côte orientale de l’Amérique du Nord sontla voie ordinaire qu’ils parcourent.
Sans entrer dans les détails nombreux que présentent lesouragans, nous mentionnerons quelques-unes de leurs épou-vantables dévastations. Celui du 10 octobre 1780, qui dé-sola particulièrement les Antilles du Vent, fit périr 18,000personnes, dont 9,000 dans la seule Martinique . Dans laBarbade , il renversa toute la ville à l’exception de trentemaisons, détruiVt le môle, la batlerie du port, les forts etle château : il transporta une pièce de douze à plus de 400pieds. Les ouragans laissent tous à leur suite des désastresde ce genre. Les maisons rasées, les arbres arrachés et em-portés comme du chaume par la fureur du vent, les hommeset les animaux enlevés et abîmés, tels sont communémentles effets de ce terrible fiéau.
Un ouragan, extraordinaire par sa violence, par sa marcheet par le théâtre où il s’est, déployé, prit naissance le 23 no-vembre 1836 vers la côte orientale de Terre-Neuve et, setransportant à l’E. , traversa en six jours l’océan Atlan tique , atteignit l’entrée de la Manche le 29 novembre à8 heures du matin, fondit sur Londres de midi à une heure,passa à Berliu à 6 heures du soir et à Kœnigsberg à 9 heures,avec une vitesse moyenne de 20 lieues à l’heure. II ravageales côtes de France et de Belgique , renversa des édifices etenleva avec violence des hommes et du bétail. Il ne laissa,« Ostende , aucune toiture en place. Ces aocidens se ré-pétèrent sur toute sa marche de Plymoulh à Kœnigsberg-
Température.
Nous avons déjà vu (p. 55 ), par un tableau détaillé,comment la température de l’eau, à la surface de l’océauAtlantique, diminue de l'cquateur au 55 e parallèle. Il non*reste à donner quelques autres éclaircissemens.
La ligne , où l’océan Atlantique possède la plus hautetempérature moyenne (28° C.), ne correspond pas à l’é-quateur de la terre où l’eau a une température moyenne
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