FRONTIÈRES.
sent le mieux cette condition. Pétersbourg, Stockholm )Copenhague , Londres , Lisbonne , Naples et Constantinople sont des ports de mer, des villes frontières qui seraient ex-posées aux premiers coups de l’ennemi sans les avantagesnaturels de leur situation et les forts qui en défendent l’ap-proche.
Le chef-lieu est la capitale d’une province ; c’est le siègedu gouverneur, préfet, intendant, lieutenant ou pacha, à quil’administration d’une province est confiée, et celui de tou-tes les autorités provinciales. C’est ordinairement la ville 1®plus commerçante, la plus industrielle et la plu3 éclairée «lechaque province.
FRONTIÈRES.
Un état a des frontières politiques et des frontières naturel-les. Les premières sont celles que fixent les traités et qu‘servent de limite entre deux états. Les secondes sont dues ades accidens naturels, tels que la mer, un fleuve, des mon-tagnes. Elles peuvent ne pas séparer deux étals. Ainsi l’o céan Atlantique , limite naturelle du Portugal à l’O., nele sépare d’aucun état. Les frontières politiques sont sou-mises à toutes les vicissitudes des guerres, de la politiqueet des traités. Les frontières naturelles demeurent inva-riables.
11 arrive que telle chaîne de montagnes ou tel fleuve >qui fait la frontière naturelle de deux états, ne coïncide p® 3exactement avec leurs frontières politiques. Le Jura et leRhin , par exemple , sont des frontières naturelles de 1®Suisse ; cependant, le canton de Schaffhouse est au-delà «leRhin et le département français de l’Ain descend, à l’E-du Jura , sur le plateau Suisse , vers le lac Léman . L’Esp®'gne possède les sources de la Garonne qui sont sur le \et-8ant français des Pyrénées .
Les limites naturelles aident à la défense d’un état.
Les frontières maritimes sont d’autant plus difficiles à atta-quer que la marine est plus perfectionnée. Il est impossible)avec de gros navires, défaire à l’imprôviste une descente sur
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