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POPULATION. — REVENUS PUBLICS ET IMPOTS.
une côte ennemie et d’aborder indifféremment partout ; cequi est praticable à de légères embarcations.
Les frontières de montagnes sont de quelque valeur quand1 art de la guerre est peu perfectionné, quand les montagnesn ont que de mauvais chemins et sont infestées de peupladesbarbares. Ce cas ne se présente plus en Europe . Les Alpes e bes-mêmes ont été traversées avec de la grosse artilleriePup des chemins impraticables aux voitures.
Les frontières fluviales , ou formées par un fleuve, sontU'nins fortes que les frontières de montagnes.
Les frontières de plaine, qui ne deviennent frontières natu-re Ues que le long des cours d’eau, sont les plus faibles detoutes et nécessitent un grand nombre de points fortifiés.
POPULATION.
La statistique distingue la population absolue d’un état des a population relative.
La population absolue d’un état est le nombre total de sesbabitans. Les grands états sont nécessairement ceux qui, engénéral, ont la plus forte population absolue, et ceux qui, parc °nséquent, peuvent entretenir les armées les plus nom-breuses.
La population relative est le rapport qui existe entre l’é-tondue d’un pays et le nombre de ses habitans. Ainsi la
rance, qui, sur 26,720 lieues carrées, possède 34,530,000babitans, aune population relative de 1255 habitans par lieue’torrée. La Suisse , qui, sur environ 2000 lieues carrées, a2,200,000 habitans, compte 1100 habitans par lieue^rrée. On voit par là que la France , à surface égale, estPlus peuplée que la Suisse . Dans ces deux cas, les nombres^255 et 1100 expriment le rapport qu’il y a entre l’étenduede la France et de la Suisse , et le nombre total de leurs ha-bitans.
Lorsque la population relative d’un grand état est très-toible, les hommes sont clair-semés à la surface du sol. La
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