DETTE PUBLIQUE — COMPAGNIES , BANQUES , BOURSES.
morts sur son territoire : il a été aboli dans un grand nom-bre d’états : de plus, les successions vacantes.
Les amendes, confiscations, concessions de privilèges, titreset dignités, les brevets d’invention, les légalisations.
Dans les républiques et dans les monarchies constitution-nelles, le ludjet ou tableau des impôts est soumis tous lesans aux délibérations des chambres.
Dette publique. Tous les états européens et les nouveauxétals de l’Amérique , ainsi que quelques états de l’Asie sosont vus, par plusieurs causes, dont la guerre est la plusordinaire, obligés d’emprunter des sommes considérables.C’est ce qu’on appelle dette publique. Ces dettes sont d’unedouble nature. Les unes proviennent de véritables emprunt*que l’état a faits chez des particuliers, ou même chez dessouverians ou des républiques riches ; les autres ont été fon'dées par l’émission du papier monnaie. Le degré d’estimequ’on a pour la foi publique d’un gouvernement s’appelle lecrédit public. Les obligations que l’état donne pour les som-mes empruntées s’appellent fonds ou effets publics. La valeurde ces obligations hausse et baisse en raison du crédit del’état. La paix et la prospérité font hausser cette valeur ; 1®guerre et les révolutions la font rapidement tomber.
On appelle amortissement une somme consacrée chaqueannée à l’extinction de la dette ou au remboursement du pa-pier monnaie.
COMPAGNIES DE COMMERCE, BANQUES ET BOURSES.
Compagnies de Commerce. On donne ce nom à des asso-ciations de marchands ou de négocians auxquelles l’état ac-corde le droit exclusif de commercer avec tel ou tel pays ;quelquefois on se borne à leur accorder des privilèges et desprérogatives. La plupart de ces compagnies ont le mono-pole du commerce avec les Indes ou l’Amérique . Aucunede ces associations n’a atteint la splendeur et la puissancede la Compagnie Anglaise des Indes-Orientales , qui, de nosjours, est devenue une des puissances prépondérantes de
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