ASIE . — RELIGIONS ; niSTOIRE DU CHRISTIANISME.
niens, se répandre de la Judée en Syrie et en Asie-Mineure »s’était fait jour, au moyen âge, dans le continent entier. Ala formation de l’empire d’Orient , au commencement ducinquième siècle, le christianisme était généralement reçuen deçà de l’Euphrate . Les Nestoriens ( voy. p. 164 ), aprc®avoir été condamnés comme hérétiques au synode d’Ephcsc»en 451, transportèrent à Édesse leurs principales écolesfirent de cette ville le centre de leur secte. L’inimitié desrois de Perse contre l’empire d’Orient les porta à accueilleles Nestoriens persécutés (vers 480), quoiqu’ils fissent euX'mêmes persécuter les chrétiens grecs dans leurs états. Le*Nestoriens devinrent bientôt assez nombreux pour entretenudes évêques en Médie, eu Hyrcanie, en Bactriane et en Inde ^Lorsque, dès l’an 654, l’islamisme pénétra, le sabre e nmain, dans la Haute-Asie, les princes mahométans priren*de préférence des Nestoriens pour secrétaires et pour médc'cins. On les trouvait déjà chez les Tatares et même chez I e5Chinois du Hoang-ho. Sous la dynastie des Tang et avec l aprotection de l’empereur, le prêtre Olopène bâtit une éghs®dans le Chen-si et y propagea le christianisme dès l’an 653'Une inscription en syriaque, de l’an 781, a été retrouvée»en 1623, dans la ville de Si-’an, qui servait alors derésidence impériale. Tandis que, par leurs persécutions, le®califes de Bagdad faisaient presque disparaître le christi®'nisme de l’Asie occidentale, les Nestoriens se mullipliaien 1dans la Haute-Asie Orientale et à la Chine . Mais au dixièn 1 ®siècle^les musulmans commencèrent à y porter leur religioU'Le bouddhisme , l’islamisme et le nestorianisme y sont de®'lors entrés en rivalité. Jean du Plan Carpin , Rubruquis elMarco Polo , qui ont visité la Tatarie dans le treizièmesiècle, s’accordent à y montrer le bouddhisme comme ui> eidolâtrie générale, combattue , mais avec désavantage, p afl’islamisme et le nestorianisme. La ressemblance étonnant»que nous avons signalée (p. 159) entre les cérémonies d»bouddhisme et celles du papisme, s’explique peut-être p arces rapports avec les Nestoriens. Du temps de Marco Polo »
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