ASIE . — CIVILISATION. — ÉTATS.
nécessité des bêtes de somme. Le chameau sert à tous lestransports. Les attaques fréquentes des peuples nomades obli-gent les marchands à ne voyager qu’en grandes caravanesconvenablement escortées, qui se réunissentou se rencontrentdans les grandes villes de commerce. Il arrive néanmoinsassez fréquemment qu’une caravane entière est détroussée-
Les Asiatiques n’ont presque aucun commerce. Les Ara*bes et les Chinois sont les seuls marchands qui, de touttemps, aient parcouru les mers d’Asie et y aient fondé denombreux établissemens. Ces deux peuples se sont rencon*très dans tout le Grand-Archipel. Les Chinois ne vien'nent guère en deçà de Malacca . Les Japonais, qui avaientautrefois une marine florissante, sont aujourd’hui confiné?»par leurs propres lois, dans l’enceinte de leurs îles. LesEuropéens, principalement les Anglais , et, avec eux, lesAméricains-Unis sont les navigateurs qui visitent le plusles mers de l’Asie dont le commerce est presque entière*ment entre leurs mains.
ÛTATB DE D'ASIE.
Les états de l’Asie sont gouvernés les uns d’une manièreabsolue, d’autres d’une manière féodale , tandis que, dan?des troisièmes, l’autorité du souverain revêt des formespaternelles ou patriarchales.
Ce n’est que dans quelques états musulmans, et surtou 1en Perse, qu’on rencontre le despotisme avilissant qu’on *attribué à tous les gouvernemens de l’Asie . On a pris tousles monarques de l’Asie pour des despotes parce qu’on leurparle à genoux, parce qu’on les aborde en se prosternant dansla poussière et en leur donnant les titres les plus pompeux e £les plus exagérés; mais la religion, les coutumes et lesmœurs tracent à leur autorité des barrières insurmontables-Un roi de l’Inde ne peut lever des taxes sur un brahmaneni faire un marchand d’un laboureur; et l’empereur de 1»Chine , le Fils du Ciel , ne peut choisir un sous-gouverneur
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