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Tome second.
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NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.

foules les forces disponibles pour renforcerle vice-roi. Murat avait assez à faire à défen-dre Naples contre l’expédition qui croisaitdevant sa capitale. Le gouverneur de Rome ,Miollis, n’avait qu’une poignée de soldats.Les rapports qu’il faisait sur la situation deRome en demandant des renforts, et l’espritd’insurrection qui se manifestait autour delui, alarmèrent Murat. Il chargea Miollisd’éloigner le pape pour être plus libred’agir, si l’on en venait aux mains dans laville. Ce général fit donc transférer le saintpère en Toscane , où ma sœur Élisa régnaitdepuis le traité de Fontainebleau : elle necrut pas devoir se charger de la responsa-bilité d’un dépôt semblable, et fit conduirele pape jusqu’à Turin . Dès que je fus instruitde ces événements, je le fis transférer àSavone , où il fut traité avec tous les égardsdus à son rang, jusqu’à ce que le momentfût venu d’exécuter mon dessein en le fai-sant conduire en France pour y établir lesiège de St-Pierre. La fermeté de Miollis etla résolution de Murat sauvèrent le midi del’Italie ; j’accepte tout le blâme de la dé-marche, s’il le faut, car ils ne firent queprévenir de quelques mois l’exécution d’unparti que j’avais pris depuis deux ans.

Mesures pour réparer l’échec d’Kssling.

Cependant l’orage qui menaçait le Nord,plus sérieux que celui qui inquiétait l’Italie ,tardait à éclater, et mes adversaires me lais-sèrent ainsi le temps de tout réparer. Jedéployai dans l’accomplissement de cettetâche toute la vigueur et la rapidité dontj’étais capable. Déjà j’avais préludé à toutesles mesures, en ordonnant de préparer destravaux pour la construction de ponts soli-des, et pour rassembler autour de Vienne les forces nécessaires à tout événement.

Le vice-roi descendait des montagnes deStyrie sur Neustadt. Laissant aux Tyroliens

des succès momentanés, Lefebvre et Wrède,à la tète des troupes bavaroises, reçurentl’ordre de se rabattre d’Inspruck sur Lintz ;Bernadotte s’échelonnait sur le Danube de manière à me joindre en deux fois24 heures.

Dès que nos communications furent ré-tablies, je fis échelonner les divisions deDavoust sur Presbourg , pour s’opposer auxpréparatifs que l’ennemi faisait pour y établirun passage. L’archiduc Charles, au lieu d’ymarcher avec toute son armée, y avait dé-taché la division Bianchi, avec ordre depréparer un pont et de le mettre à l’abripar des retranchements élevés dans une îleséparée de la rive droite par un très-petitbras. Davoust trouva l’ennemi occupé à éle-ver ces ouvrages, et les fit attaquer. Commeils étaient couverts par un bras de 20 toises,il ne put les enlever; mais il paralysa tousles avantages que l’ennemi s’en proposait, enoccupant fortement le village d’Engereau,qui barrait presque entièrement le rentrantformé par le Danube , et en face duquel lepont se trouvait construit.

Sur le Mein, Junot assemblait un corpsd’armée de plusieurs contingents et de ré-giments provisoires formés de conscritsfrançais , afin de couvrir la Saxe et la West-phalie de concert avec Jérôme. Augsbourg,devenu le centre de nos dépôts, était mis àl’abri, et une forte division s’y organisaitsous le général Lagrange. Je pressais lamise en état et l’augmentation de Passau .Nos parcs réparèrent avec un zèle admirableles pertes de la campagne.

Je quille Kbei'SiioH'' polir venir à Schonhrnnn.

Afin de moins éveiller l’attention de l’en-nemi, j’avais quitté mon camp d’Ébersdorfpour revenir au palais de Schonbrunn , oùl’on se figurait que je m’endormais sous deslambris dorés. Tout le mois de juin fut