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Tome second.
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CHAP. XIV. CAMPAGNE DE 1809.

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employé aux mesures qui devaient nousramener la victoire [ 1 ]. Heureusement pournous, l’Angleterre et la Prusse ne surentpoint troubler ces mesures autrement quepar des menées sourdes et des démarchespartielles pour organiser quelques légionsd’aventuriers.

Eugène marche contre l'archiduc Jean.

Cependant quelques opérations eurentlieu pendant ce silence forcé : les plus im-portantes furent celles du vice-roi contrel’armée de l’archiduc Jean. Ce prince, en seretirant sur la Hongrie , avait encore ajoutéà sa direction excentrique en portant lecorps de Giulay, ban de Croatie , dans lesprovinces illyriennes, soit qu’il y craignîtl’invasion deMarmont, soit qu’il voulût toutcouvrir ou faciliter sa retraite en la faisantà la Bulow. Il comptait en échange êtrerenforcé vers Kormond des troupes de l’in-surrection hongroise amenées par le pala-tin. Placé comme nous à la droite du Da-nube , mais séparé de l’archiduc Charles parle fleuve et par toute mon armée, j’avaissur lui l’avantage de pouvoir détacher, pourle battre, autant de forces que je le vou-drais. Il nous importait d’élargir la base denotre échiquier autour de Vienne et de nousdébarrasser de son voisinage. J’ordonnai àEugène de marcher à lui, de s’emparer deRaab , place revêtue d’une vieille enceintebastionnée, avec quelques contre-gardes etdemi-lunes : enfin, de repousser l’ennemiassez loin pour qu’au besoin je pusse rap-peler l’armée d’Italie à moi lorsqu’il meconviendrait d’agir. Eugène s’acquitta par-faitement de ce soin.

[i] Le cadre de eet aperçu ne permet pas de retra-cer ces mesures; mais ceux qui veulent apprendreles soins extraordinaires que prenait Napoléon pourassurer ses opérations, n’ont qu’à lire l’intéressant

ir.

L’archiduc Charles appelle son frère à Preshourg.

— Bataille de Raab.

Le généralissime autrichien avait envoyédans ces entrefaites l’ordre à l’archiduc Jeande se rapprocher de Presbourg , et détachéune dixaine de mille hommes pour assurerla jonction, jeter un pont, et retrancher lagrande île qui procurerait aux Autrichiensla même facilité que me donnait celle deLobau. Rien de tout cela ne se fit à temps.Eugène se dirige sur Kormond : à son ap-proche, l’archiduc Jean se replie sur Raab ,où son frère, l’archiduc Rainier, organisaitl’insurrection hongroise, et où il prend uneposition très-forte, liée par sa droite avecla place et au camp retranché. Il compteenviron 22 mille vieux soldats et is mille in-surgés. Eugène, arrivé le 15 en présence,se décide à l’assaillir le lendemain. C’est unjour d’heureuxprésage; Vanniversaire deMarengo, de la délivrance de l’Italie !Ses troupes, animées par ces grands sou-venirs et par leurs succès récents, franchis-sent le ruisseau de la Pancha, et abordentl’ennemi avec impétuosité. Eugène comptemanœuvrer en formant d’abord l’attaqueen échelon par la droite ; mais bientôt cettemanœuvre dégénère en ordre de batailleparallèle. Grénier aborde la gauche des Au-trichiens à la ferme de Kismegger avec ladivision Serras, tandis que la cavalerie sousGrouchy et Montbrun cherchera à la tour-ner. Durutte le soutient au centre; à gau-che, Baraguay-d’Hilliers, avec les Italiens,enlève le village de Schabadeghi, qui estpris et repris. Pacthod forme la réserve,en attendant Macdonald, qui doit arriverdans la journée. Le succès est un moment

ouvrage du général Pelet sur cetle campagne : c’estde tous les ouvrages modernes celui qui donne l’idéela plus exacte de sa manière de faire la guerre. F.npolitique, c’est différent.

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