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NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
derklaa, Eugène entre Wagram et Bau-mersdorf, Oudinot entre ce village etGroshoffen ; enfin, Davoust formait la droitevers Glinzendorf , flanqué par Groucby avecsa division de dragons. La garde, le corpsde Marmont, Wrède avec 10 mille Bavaroiset la grosse cavalerie, formaient la réservevers Raasdorf .
Les Autrichiens avaient leur gauche,composée des corps de Rosenberg et Ho-henzollern, sur le plateau entre Neusiedel et Wagram, bordé par le Russbach , ruis-seau profond, bourbeux et difficile à passerailleurs que par les ponts ; le centre, formédu corps de Bellegarde et des grenadiers,autour de Wagram , la gauche, composéede Klénau et Kollowrath, au Bisamberg .La gauche formait un angle obtus et ren-trant avec le reste de la ligne qui s’étendaitde Wagram par Gerasdorf jusqu’au pieddu Bisamberg .
J’attaqne l’ennemi à sept heures du soir,
Il était naturel de présumer que l’archiducJean n’ayant plus rien devant lui arriveraitpour prendre part à la bataille du lendemain.J’avais cinq corps d’armée en face du Russ-bach et du plateau qui domine toute lacontrée 5 il était convenable d’en profiter.Malgré l’heure avancée, j’ordonnai d’atta-quer cette position décisive. Le temps né-cessaire à la transmission des ordres, leplus ou moins d’habileté des chefs, mit dudécousu dans l’attaque. Oudinot ne putforcer le passage de Baumersdorf, que legénéral Hardegg défendit bravement. Eu-gène déboucha près de Wagram ; mais,donnant ici au milieu des réserves enne-mies, et n’étant pas soutenu par Bernadettequi ne s’était engagé ni assez tôt, ni assezfranchement, il fut attaqué de front et enflanc, et ramené vertement jusqu’à ma garde.Malgré tous les efforts d’Eugène, de La-
marque et de Dupas, Bernadotte à son tourne put tenir seul vers Wagram , et se retirasur Aderklaa , qu’il abandonna même plustard. Davoust n’avait pas eu le temps d’en-trer sérieusement en action vers Neusiedel .Le retard que l’archiduc avait mis involon-tairement à descendre en plaine à notrerencontre, tourna ainsi contre nous danscette journée ; il fallut se résoudre à re-commencer le lendemain avec des chancesmoins favorables, puisque l’ennemi pouvaitêtre renforcé de so mille hommes.
Journée du 6 juillet.
Tout se dispose de part et d’autre dans lanuit. Je donne mes ordres pour masser mesforces : Masséna doit se resserrer versAderklaa , Davoust vers Groshoffen. Je seraiainsi en mesure de porter mes coups sur lespoints où ils seront nécessaires.
L'archiduc prend l’offensive.
L’archiduc a résolu de son côté un mou-vement offensif. Bellegarde au centre feraoccuper Aderklaa ; Rosenberg déboucherasur Glinzendorf pour faciliter la jonction del’archiduc Jean par Leopoldsdorf ; Kollo-wrath et les réserves, descendant du Bisam-berg , se réuniront à Klénau, et pousserontnotre gauche de manière à la presser auxponts de la Lobau. L’ordre donné à minuitne peut pas arriver également à tous lescorps. Rosenberg commence le combat enmarchant sur Glinzendorf ; ce mouvementm’étonne ; Davoust s’avance à la rencontrede ce corps et l’attaque de front ; je meporteà ma droite avec la garde et la divisionde cuirassiers du duc de Padoue et de Nan-souty. Rosenberg est repoussé avec pertederrière le Russbach .
Attaque rie Masséna sur Aderklaa .
Dans les entrefaites, Bellegarde a occupé