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Tome second.
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CHAP. XIV. CAMPAGNE DE 1809.

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fortement Aderklaa ; je profite de la con-centration de Masséna pour le jeter sur cevillage avant que la droite des Autrichiensqui descend le Bisamberg n’arrive sur le4 ° corps. Le héros d’Aspern a fait une chutede cheval la veille, et se voit forcé d’assisteren calèche à la fête qui doit le parer de nou-veaux lauriers. Masséna se jette sur le villageà la suite de sa colonne, qu’il ne peut y con-duire lui-même : Aderklaa est enlevé ; niaisau lieu de l’occuper fortement, notre têteen débouche. Bernadottes’avance à sa droitepour la seconder avec Dupas et les Saxons.Dans ce moment, la droite des Autrichiensse montre vers Sussenbrun et appelle lamoitié des forces de Masséna de ce côté ;tandis que l’archiduc se porte lui-mêmeavec ses grenadiers sur Aderklaa , et enchasse Gara St-Cyr, qui se replie en désor-dre sur l’impassible Molitor. Les Saxons sontégalement forcés à la retraite.

Les Autrichiens s’avancent sur Aspern .

La droite des Autrichiens, forte de so millehommes (Kollowrath et Klénau), continue às’avancer sur Breitenlée et Hirchtetten.Masséna n’a pas une minute à perdre pourse former devant elle et lui interdire l’accèsde la Lobau. Il vole sur le chemin d’Aspernavec ses trois divisions qui viennent déjà dedonner, et rencontre l’ennemi près de Neu-wirtshaus; il continue sa marche de flanc,malgré plusieurs charges. La 4° division(Boudet), arrivée dès le matin à Aspern ,en débouche ; elle reçoit le choc de tout lecorps de Klénau : sa droite, qui est sans ap-pui, est forcée, son artillerie enlevée; elleest contrainte à se replier dans la tête depont. L’ennemi pousse jusqu’à Essling etréoccupe ses retranchements.

Changement total dans la halaille.

Le théâtre de la scène principale se trouve

n.

ainsi complètement changé : mes masses sepréparaient à enlever la position du Russ-bach, la droite en avant ; actuellement legros des forces de l’ennemi se trouve établien potence sur mon extrême gauche, per-pendiculairement au Danube et menaçantnos ponts. Cette attaque sur une extré-mité, qui a fourni au général Pelet la sin-gulière idée de comparer cette bataille àcelle de Lutzen , avec laquelle elle diffèreen tous points, est une manœuvre de guerretoujours habile quand elle est dirigée surl’extrémité la plus avantageuse et la plussûre pour l’assaillant. Mais ce n'était pas ici lecas; si l’on ne peut mettre en doute qu’il fûttrès-avantageux aux Autrichiens de porterl’effort principal sur l’extrémité près delaquelle se trouvait notre ligne de retraite,on doit avouer aussi qu’il est toujours très-dangereux de faire un tel mouvement, ense glissant entre un fleuve comme le Danube et une armée de 140 mille hommes brave etaguerrie : cela n’est pas même chose pra-ticable. Après avoir laissé à Masséna le soinde contenir cette aile sans s’engager néan-moins trop vivement contre des forces iné-gales, jè cours à mon centre, où les troupesqui avaient secondé Davoust viennent derentrer.

Je me décide h déborder la gauche et enfoncer leneutre.

Je n’avais que deux partis à prendre : lepremier, de retourner avec mes réserves etle corps d’Oudinot joindre Davoust et atta-quer l’extrémité de l’ennemi opposée auDanube , afin de l’écraser et de prendrela place qu’occupait l’armée de l’archiducle matin, en le laissant s’aventurer sur leDanube dont je ferais lever les ponts ; lesecond, de me jeter sur le centre avecles forces d’Eugène, de Bernadotte , dej Marmont, d'Oudinot. Le premier était

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