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Tome second.
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CHAP. XV. CAMPAGNE DE 1809 .

tenir en ville contre une population ennemie,tant que les forts n’auraient pas été réduits.Il était plus expéditif et plus naturel decommencer par prendre ceux-ci.

Verdier fut renforcé jusqu’à 18 millehommes, et St-Cyr demeura à Vich pour leseconder.

Les Espagnols ne restaient pas oisifs :Reding étant mort à Tarragone , la junteavait confié à Blacke le commandement desroyaumes de Grenade, Valence et de la Ca-talogne . Le premier effort qu’il tenta pourjustifier cette confiance, fut la délivrance deSaragosse . Nous venons de voir commentSuchet le reçut à Santa-Maria : Blacke cher-cha à s’en venger en délivrant Girone . Ilcommença par vouloir y jeter des vivres :un convoi très-riche tomba au pouvoir denos soldats.

St-Cyr jugea devoir enlever aux insurgésl’appui du fort de Palamos , qui facilitait lessecours par mer, et que les Italiens empor-tèrent avec beaucoup de bravoure. Cet évé-nement rendant le ravitaillement de Girone plus difficile, permit de pousser les travauxavec plus de sécurité.

Après un premier assaut manqué, dessecours repoussés, Blacke parut enfin lei cr septembre pour ravitailler la place. Ilparvint à tromper St-Cyr, en faisant minede vouloir délivrer la place à force ouverte,et en attirant le gros de son armée versBellona, tandis que le brigadier Garcia-Condé introduisait 2 mille hommes avec ungrand convoi de vivres et de munitions. St-Cyr marcha inutilement à Blacke pour luioffrir le combat. Satisfait de l’avoir attiré,celui-ci battit aussitôt en retraite. St-Cyr re-vint sur ses pas ; mais le convoi de muletsétait ressorti de la ville aussi heureusementqu’il y était entré. Le 19 novembre, la brècheà l’enceinte du corps de place se trouvantpraticable, on tenta l’assaut, mais sans succès.

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Le 26, Blacke fit une troisième tentativepour secourir la place. Cette fois St-Cyrprit si bien ses dispositions, que le convoivenant de l’Abisbal, assailli au moment oùla tête des troupes sous O’donell entraitdans les forts, se trouva entièrement cernéet pris. Cette brillante affaire, qui coûta 5mille hommes aux Espagnols , se passa à lavue de l’armée de Blacke, campée près deSan-Pelago.

Cependant la défense prolongée de Gi-rone me paraissait déposer contre l’énergieet l’activité de St-Cyr ; je résolus de le rem-placer par Augereau, qui s’était illustrédans ce pays à la célèbre bataille de Figuè-res en 1794. Ce général prit, peu de joursaprès, le commandement de l’armée, où ilne fit rien pour justifier mon choix. Il laissad’abord échapper O’donell, qui sortit deGirone , où la présence de ses troupes de-venait superflue, après la perte du convoide vivres.

Le 11 décembre, la place, poussée de plusen plus vivement et réduite à la dernièreextrémité, se décida enfin à capituler. Lamoitié de la population et de la garnisonavait succombé dans cette glorieuse lutte.

Fautes commises dans cette campagne.

Cet événement mit fin à la campagne de1809, dans laquelle on avait obtenu de grandssuccès et commis bien des fautes. La plusgrave sans doute fut de laisser le comman-dement à un roi sans énergie et sans talentsmilitaires. Nos forces auraient dû être di-visées en trois armées indépendantes l’unede l’autre, et une réserve formant le corpsd’occupation sur les derrières. Le roi au-rait pu ordonner la jonction de deux de cesarmées dans le cas où il eût été à proposde se jeter à corps perdu sur les Anglais ,ou dans le cas où l’une des armées auraitessuyé un échec assez sérieux pour rendre

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