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NAPOLEON AIT TRIBUNAL UE CÉSAR, ETC.
gène, de Murcie et de Cadix ; dans l’ouest,à la faveur de Badajoz et de l’armée deWellington, alors repliée sous le canon deLisbonne . C’est là que le marquis de LaRo-mana vint la joindre avec une division de7 à 8 mille hommes.
Le cabinet de Londres de son côté, en-couragé par le succès de ses armes et parl’influence que l’arrivée de Wellesley au mi-nistère donnaitau parti de la guerre, avaitobtenu des chambres de nouveaux subsidespour secourir l’Espagne .
Les efforts de mes ennemis ne devaientnaturellement pas ralentir les miens ; aprèsles succès de Suchet dans l’est et de Soultau midi, j’espérais voir cesser tôt ou tardla résistance de l’Espagne : cette guerrene me donnait plus la même inquiétude,parce que j’avais résolu d’être plus tenaceencore que les Espagnols , et qu’avec dutemps on vient à bout de tout. L’empireétait assez fort pour soutenir une telle lutteavec l’aide de ses puissants alliés, sans enêtre épuisé. Elle n’empêcha pas les entre-prises utiles que la prospérité de la France réclamait. L’administration s’améliorait.J’organisais les institutions qui devaient as-surer la force de l’empire, en élevant unegénération intéressée à lesoutenir. Il ne man-quait que le commerce maritime pour ravi-ver nos ports, et attirer sur moi plus debénédictions que jamais mortel en ait ob-tenu.
Bernadotte est élu prince royal de Suède .
A cela près, la France goûtait dans uncalme profond les fruits de mes travaux.Mon système embrassait de plus en plusl’Europe. La Suède y était rentrée par l’avè-nement de Charles xui au trône : ce prince,n’ayant point d’enfant, venait d’adopter leprince d’Augustenbourg, de la branche deHolstein ; ce qui le rapprochait à la fois des
maisons de Russie et de Danemarck. A peineeut-il été reconnu en qualité de prince royal,qu’il mourut d’une mort subite et violente.Le peuple en accusa le général Fersen, etle massacra au milieu d’une émeute. Il fal-lait à la Suède un successeur au trône ; onimagina resserrer nos liens en venant lechercher dans ma famille. Bernadotte y te-nait indirectement comme beau-frère du roiJoseph : ce lien était bien frêle ; mais Ber-nadotte , dans ses divers commandementsen Poméranie et à Rugen , avait gagné l’es-time de beaucoup de Suédois. La diète, as-semblée à Oerebro , le proclama fils adop-tif de Charles xih et prince royal. Nousétions brouillés depuis Wagram ; je doisdire que je ne provoquai pas son élévation,mais j’y donnai les mains lorsque la propo-sition lui en eût été faite 5 qu’il convienneà son tour qu’il n’en fut redevable qu’à sesrapports de famille avec mon frère. Je meflattais du moins que, s’il n’avait pas pourmoi le dévouement d’un Séide, il se rappel-lerait qu’il était Français , et qu’à ce titre,aussi bien qu’à celui de Suédois, il sentiraittout le prix de l’alliance de la France , puis-que, à l’exception de Gustave rv, tous lesrois de Suède avaient suivi le même systèmedepuis deux siècles. Je me trompais : Ber-nadotte conserva pour moi de la rancune dela journée du is brumaire, et la Suède mefut moins attachée qu’elle ne l’eût été sousun prince Suédois. Peut-être ma politiqueexigea-t-elle trop de lui; mais, supposéqu’il quittât mon système pour en revenir àla neutralité envers les Anglais , j’étais loinde m’attendre à le voir à la tête des arméesennemies à une époque où nous défendionssur les bords du Rhin et en France l’inde-pendance nationale.
Réunion de la Hollande.
Quatre événements non moins remarqua-