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NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
ce ne fut pas l’incident le moins funeste dela campagne.
Tormassof bat les Saxons.
Tormassof, que la marche du roi de West-phalie et l’appel de Schwarlzenberg pour ve-nir me joindre laissaient sans ennemis, avaitpris l’offensive sur les derrières de Jérômepar ordre de l’empereur Alexandre confor-mément au plan arrêté dans le cas d’invasionde la Lithuanie . Les Saxons qu’on lui avaitopposés, devant surveiller tout l’espace entreBrzesck et Pinsk , ne se trouvaient guère enmesure de lui opposer une résistance effi-cace. Tormassof, instruit de leur situationun peu aventurée, tomba à l’improviste surBrzesck et Kobrin, à la tête de 55 millehommes, et fit enlever la brigade entièrequi formait la tête de leurs cantonnements àKobrin ( 25juillet). Reynier demandant dusecours à grands cris, il n’y eut d’autremoyen à prendre que de faire retournersans délai Schwarlzenberg sur ses pas poul-ie recueillir. Le prince partit donc, le 1“août, de Neswije par Slonim , où il se réunità Reynier, qui s’y était retiré sans peine,l’ennemi l’ayant faiblement suivi.
Oudinot est ramené sous Polotsk .
Ma gauche n’avait pas été plus heureuse;en me portant sur Witepsk , j’avais laisséle maréchal Oudinot à Polotsk avec environ27 à 28 mille hommes pour couvrir ma based’opérations, en éloignant le corps de Wit-genstein que Barclay avait laissé pour cou-vrir la route de Pétersbourg avec 25 milleRusses . J’avais jugé que le moyen le plus sûrde se débarrasser de cet adversaire, était demarcher à lui. Oudinot, d’après mes ordres,s’avance, le 3 o juillet, sur la route de Sébèjeavec deux divisions, en laissant la troisièmeéchelonnée sur la Drissa. Witgenstein, quise trouvait inquiété par Macdonald, du côté
de Dunabourg , pense également que le plussage est de marcher au-devant du deuxièmecorps. La rencontre a lieu à Kliastitzi. Ou-dinot est ramené sur la Drissa, où il rallieses forces. Les Russes osent franchir cetterivière, le i er août, en sa présence, et la di-vision Koulnieff paie cher cette imprudence :Oudinot se jette sur elle et la culbute avecperte d’un millier d’hommes. Cet exemplen’empêche pas Oudinot de commettre lamême faute; il fait passer la rivière à la di-vision Verdier en poursuivant l’ennemi, ettombe à son tour au milieu de l’armée russe,qui venab d’arriver sur le terrain et qui leramène avec perte. Oudinot rentra, le 2,sous Polotsk , après deux échauffourées oùil s’était engagé partiellement, et qu’un suc-cès momentané ne compensait pas. Je sentisque le maréchal n’était pas de force à lut-ter contre Witgenstein, et je le renforçaipar le corps bavarois, que la misère etles maladies avaient déjà réduit à 12 millecombattants, et qui partit d’Ouchatz pourle joindre.
Les affaires de Turquie et de Suède compliquentma position.
Cet événement m’avait d’autant plus con-trarié, que, les affaires n’allant guère mieuxen Volhynie , ces accessoires devaient avoirdes suites fâcheuses pour mes opérationsprincipales. Us pouvaient acquérir plus d’im-portance encore ; car mon séjour à Wi-tepsk fut signalé par plusieurs circonstancesqui changeaient totalement les données surlesquelles nousavions entrepris la guerre. J’yappris la ratification de la paix entre les Turcs et la Russie . C’était une faute si extraor-dinaire, que je ne devais pas la prévoir, ensorte que j’encourus le reproche de ne pointm’y être pris à temps pour la prévenir. L’oret les intrigues qui avaient gagné le visir aBucharest , triomphèrent également des