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Tome second.
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NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR. ETC.

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l;i grande route deGhiats à Moscou . Je lerenforçai, à cet effet, de deux divisions ducorps de Davoust. Ce maréchal vit à regretqu’on enlevât la moitié des braves qu’il com-mandait; il eût préféré qu’on lui laissât sescinq divisions, et qu’on le chargeât, à leurtête, du mouvement décisif qu’il était d’avisd’opérer par la vieille route et par les tail-lis; il voulait tourner la position avant d’at-taquer les flèches , et commencer l’affaireen s’établissant perpendiculairement surl’extrémité de l’ennemi. L’idée était excel-lente; mais n’était-il pas à craindre aussique les Russes , se voyant ainsi menacésd’être coupés, ne disparussent encore unefois par le chemin de Mojaïsk , ce qui eûtremis indéfiniment la décision après laquellenous soupirions ? Je préférai attaquer leurligne en échelons par la droite : ce qui nepromettait pas un succès si facile, maisn’exposait pas à différer encore la bataille.Le corps de Poniatowski devait suffire pourmanœuvrer de manière à déborder la gau-che de l’ennemi, et à nous assurer la supé-riorité sur elle.

Ce plan arrêté, je disposai mes masses demanière à ne pas éveiller trop tôt l’attentionde l’ennemi; chacun reçoit ses instructions.L’artillerie devra préparer ses foudres debonne heure. Cent pièces de Davoust, deNey, de la garde, s’avanceront au point dujour pour accabler d’obus et de boulets lesouvrages que ma droite sera chargée d’en-lever.

Première attaque isolée de Davoust contre la gauche.

J’attends avec anxiété le rapport de ce quise sera passé chez l’ennemi durant la nuit.A cinq heures, Ney me fait dire que l’arméeentière est encore en présence, et l’Achillefrançais , bouillant d’impalience, demandela permission de commencer l’attaque. Toutprend aussitôt les armes et se dispose à la

grande scène qui peut-être va décider dusort de l’Europe ; nos batteries s’avancentsur la ligne pour se trouvera portée d’écra-ser celles de l’ennemi. Compans, qui a sibien préludé par la prise de la redoute deSchevardino, entamera l’affaire en enlevantdemêmelaflèchequi forme l’extrême gauchedes Russes ; il se glissera le long du taillis :Dessaix le secondera en marchant dans letaillis même. La division Friant restera enréserve. Dès que Davoust sera maître de laredoute, Ney s’avancera en échelons pourfondre sur Semenofskoè : ses divisions,ayant beaucoup souffert à Valoulina, com-ptent à peine 15 mille combattants; 10 milleWeslphaliens devront les renforcer et for-mer sa seconde ligne. La jeune et la vieillegarde sont en 3 6 et 4 ° ligne. Murat divise sacavalerie : à gauche de Ney, en face dq cen-tre ennemi, se trouve le corps de Montbrun.Nansouty et Latour-Maubourg se placentde manière à suivre le mouvement de notredroite : enfin Grouchy secondera le vice-roi.Celui-ci, renforcé par les deux autres divi-sions de Davoust (Morand et Gérard), devradébuter par l’attaque du village de Boro-dino , situé sur la grande route de Moscou à la rive gauche de la Kolocza : la divisionDelzons s’y établira ; les (rois antres passe-ront la Kolocza sur trois ponts jetés à ceteffet dans la matinée, et attaqueront lagrande redoute du centre, située sur la rivedroite.

Ce fui une faute grave.

Cette première disposition fut cause dela tournure peu décisive que prit la bataille;il eût fallu jeter Davoust avec quatre de sesdivisions dans la trouée entre la redoute dela gauche et le bois d’Oustiza, le faire suivrepar Murat avec sa cavalerie, le faire appuyerpar Ney et les Westphaliens dirigés surSemenofskoè, tandis que la jeune garde