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Tome second.
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NAPOLÉON AIT TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.

été relevé par les corps, refardé, commenous lavons dit, au passage de la Mulde ,lorsquon lui signala lapproche de lavant-garde de Bliicher. La situation était criti-que : se retirer sans combattre, cétait at-tirer lennemi sur Leipsick, sans que pourcela Marmont fût disponible, et en mesurede me secondera Wachau. Il préféra tenirentre Mœckern et Euterisch pour ne pasperdre Leipsick. Ney, pensant que ce ma-réchal était déjà au fait des localités, et quilvalait autant le laisser sur ce point, résolutde le remplacer vers Wachau par les deuxdivisions du ô° corps, qui ne devaient y ar-river que vers les deux heures. Il résulta deces différentes contrariétés, que les îo millehommes dont javais espéré me renforcerpour assaillir larmée de Bohême ne mar-rivèrent point.

Si la victoire eût été certaine, Ney auraitbien pu ne jeter quune division de Bertrandà Lindenau , et lautre au faubourg septen-trional de Leipsick; tandis que Marmont etle 5 e corps seraient accourus à Wachau : ilest probableque Giulay etBlücher neussentpoint été en mesure dentreprendre une at-taque sérieuse sur Leipsick le 16. Renforcéà temps par Marmont et Souham , jauraispu déborder la droite des alliés et culbuterBarclay dans la Pleisse , tandis queSchwart-zenberg s'enfoncait si sottement vers Conne-witz; jaurais recueilli dimmenses trophées,et, poursuivant lennemi en déroute jusquàZeitz , je me serais frayé une nouvelle lignede retraite sur Nacembourg, sans minquié-ter que Bliicher occupât momentanémentLeipsick.

Tout cela neût donné quune victoire deplus, à la vérité; car Blücher et Bernadotte réunis meussent suivi en queue, tandis queSchwartzenberg, renforcé par les 60 millehommes de Benningsen et de Collorcdo,aurait eu encore iso mille combattants à

mopposer; jaurais toujours été placéau mi-lieu de 240 mille hommes, dans une positiontrès-fâcheuse. Les parcs de mon armée,réunis à Euleribourg, ainsi que le corps deReynier en marche vers cette ville, eussentété coupés de mon armée, et forcés à sejeter sur Torgau .

Cest trop sabandonner aux conjecturesque de vouloir décider ce quune victoireplus complète à Wachau , eût amené dechangements dans la situation respective despartis. Quelles combinaisons faire avec desennemis qui reçoivent en un seul jour desrenforts de îoo mille hommes? cétait le plusou le moins de désorganisation qu'une telledéfaite eût produit dans le quartier-généralanti-militaire de Schwartzenberg qui eût pume tirer daffaire, et prouver si labandon de| Leipsick par Marmont eût été une mesurej prudente. Dans lincertitude de lévénement,il est certain que cétait jouer gros jeu.

La bataille sengagea le 16 octobre à neufheures du matin, cest-à-dire deux heuresplus tôt que je ne leusse désiré. Javais leprojet de prendre linitiative, et ce fut len-nemi qui nous attaqua, ainsi que je viens dele dire. Klénau, à droite, débouchait en for-ces par le bois de lUniversité sur Liberl-Wolkwitz et le Kohlberg. Wittgenstein seportait sur Wachau, Kleist sur Mark-klee-berg.

Ce premier effort fut soutenu par les corpsde Murat. Lauriston défendit vigoureuse-ment Libert-Wolkwitz, Bellune repoussales tentatives.de lennemi sur Wachau : Po-niatowski dut abandonner un moment Mark-kleeberg aux Prussiens.

Je venais darriver de Reudnitz vers Li-bert-Wolkwitz : la jeune et la vieille gardeme suivaient ; mais Macdonald ne débou-chait pas encore à ma droite. Le mouvementde lennemi exigeait que je changeasse niesdispositions.