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Tome second.
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CHAP. XX. CAMPAGNE DE 1813.

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quil sapproche, et quil ne lui reste aucunterrain pour se former. Son mouvementsopère avec rapidité, en sorte quune partieseulement de son artillerie peut le suivre.Le prince Auguste de Prusse forme la têtede colonne de Kleist ; le prince Gortschakofle soutient, ainsi que le reste du corps deWittgenstein. Déjà leurs premiers batail-lons atteignent Probsthayde, lorsque les 2 eet 5 e corps les chargent avec vigueur et lesfont reculer. Exposés au feu des tirailleursqui garnissent les jardins et le village, à ce-lui de îoo pièces de canon qui vomissent lamitraille et la mort, enfin, menacés par noscolonnes, ils sarrêtent dans lespace qui sé-parait les lignes, et ripostent par une canon-nade meurtrière qui se prolonge jusquàlentrée de la nuit.

Plus à gauche, Klénau et Benningsenavaient pris concentriquement leur marchesur Holzhausen et Zweinaundorf, d ilsdébouchent ensuite contre les hauteurs deStœtteritz et Mœlkau , défendues par Mac-donald et la cavalerie de Sébastiani; ces trou-pes se maintinrent dans leur position avec lemême succès quà la droite.

Mon aile gauche, aux ordres de Ney, nefut pas aussi heureuse que le centre. Blù-cher et le prince de Suède , ayant passé laPartha à Taucha avec 90 mille hommes, sedirigèrent sur Sehœnfeld et Paunsdorf,ils se liaient au corps de Benningsen. Cedernier village était occupé par les Saxonsde Reynier: Marmont gardait lespace dejusquà Sehœnfeld; Souham , avec le 5 e corps,leur servait de réserve.

Marmont défend avec beaucoup de vi-gueur contre Langeron les approches et levillage de Sehœnfeld. Reynier, menacé parBubna à droite, par Bulow à gauche, serapproche de Sellerhausen. Ney , qui senttout le danger dun mouvement rétrograde,court sur les lieux et reporte la division Du-

rutte sur Paunsdorf. Les Saxons, livrés àeux-mêmes, savancent vers lennemi : onattribue ce mouvement à un excès daudace;mais tout-à-coup leur artillerie, tournéecontre nous, vient signaler à nos bravesétonnés la plus odieuse défection dont lhis-toire conserve le souvenir. Reynier, réduità la seule division Durutte , menacé à droitepar Bubna, à gauche par Bulow, fut tropheureux de trouver un refuge à Sellerhau-sen. Le maréchal Ney le fait soutenir par ladivision Delmas; Marmont replie sa droitepour se maintenir en ligne, et continuer àdéfendre Sehœnfeld par sa gauche.

Le combat se prolonge avec animosité surcette partie de la ligne; il ne fut pas difficileau corps de Bulow, secondé par Bubna etsoutenu des Saxons et des Suédois, de per-cer jusquà Sellerhausen, malgré la belle dé-fense de la poignée de braves aux ordres deDurutte et de Delmas. La droite de Ney estainsi ramenée dans la direction de Reudnitz.

Instruit à Probsthayde de la défection demes alliés et de la retraite du i e corps, etappréciant tout ce qui peut en résulter defâcheux si lennemi pénètre jusquaux fau-bourgs de Leipsick, je vole avec les cuiras-siers de Nansouty sur le point menacé ; jetrouve Ney occupé à rallier sa droite prèsde Strassenhœuser. Il se lance sur Bulow,que je fais attaquer en flanc par les cuiras-siers de Nansouty du côté de Mœlkau , etdont la tête est ramenée sur Sellerhausen.Un peu rassuré sur ce point, je retournealors à mon centre, qui réclame toute masollicitude. Le combat dégénère vers Stras-senhœuser comme à Probsthayde en unecanonnade meurtrière. Bernadotte amènesur ce point lartillerie saxonne, celle desSuédois et jusquaux batteries anglaises defusées à la congrève, dont il accable lesbraves de Delmas et de Durutte : le premierde ces généraux, lintrépide, le républicain