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Tome second.
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CH AP. XX. CAMPAGNE DE 1815 .

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de Russie et de la journée de Waterloo ,pour prouver que je perdais la tête dans lesrevers : auraient-ils prétendu que je res-tasse moi-même au pont la mèche à la main?Je nai eu que deux reproches à me faire àLeipsick : le premier, cest de navoir pasfait filer tous les parcs dans la nuit du 17 surLindenau , et ensuite de navoir pas combinédès le 18 la bataille de manière à passertoutes les troupes dans la soirée et la nuit.Mais nayant pas perdu toute espérance degagner la bataille, je ne voulus pas pres-crire avec précipitation les mesures déva-cuation : à la vérité on aurait pu au moinspasser tous les parcs le 18 au point du jourà la suite du corps de Bertrand. Le secondest davoir assez mal organisé mon état-major général, pour quil ne pourvût passans ordre exprès à ces sortes de détails.Cette faute remonte plus haut, comme je laidéjà dit.

Javouerai néanmoins encore une chose :cest que métant décidé, à Duben, à renon-cer à marcher sur Berlin pour revenirmanœuvrer dans les plaines deLeipsick, jau-rais considérer ce point comme notreancre de salut. Il fallait dire : « Si je gagne" la grande bataille entre la Pleisse et la>< Partha, je nai pas besoin de mesures-« fensives; mais si je la perds, il faut mas-« surer une retraite contre les attaques que la supériorité de lennemi lui permet de« faire. Or, dès le 15, il aurait fallu envoyer« ingénieurs, sapeurs et travailleurs, con-» struire un système douvrages de campa-11 gne qui eût rattaché Lindenau aux fau-» bourgs de Ranstedt, et qui eût couvert" trois ou quatre ponts solides sur lesquels" les troupes de toutes armes, les parcs et" les bagages auraient pu passer à toute heure du jour ou de la nuit sans encom-11 brement. >.

Nous marchâmes sans relâche jusquà

Erfurth, nous arrivâmes le 23 octobre.Les combats de Leipsick mavaient coûtéso mille hommes en y comprenant les pertescruelles essuyées par larrière-garde. Avecce qui me restait, il métait impossible deme soutenir en-deçà du Rhin . Le 25, jeme remis en marche pour repasser cefleuve.

Poursuite des alliés.

Les alliés, satisfaits dun triomphe quiavait outrepassé leurs espérances, s'arrêtè-rent deux ou trois jours à Leipsick pourconvenir des opérations quils allaient entre-prendre. Klénau fut détaché sur Dresde .Bernadotte et Benningsen sur Hambourg .Blùcher dut me poursuivre en tournantErfurth au nord, pour redescendre sur Go­ tha ; Bubna me suivit en queue par Naum-bourg.

La grande armée des souverains se jetaau sud, dans la forêt de Thuringe , pourprendre une marche parallèle. Une foulede partisans se montra de tous côtés pourentraver notre retraite. Elle s'opéra dabordsans autre événement remarquable que lecombat de Kosen, le général Giulay futvertement repoussé par le 4 ° corps.

Départ du roi de Naples.

Murat me quitta à Erfurth pour retour-ner à Naples; il avait reçu aux avant-postesdes ouvertures de lAutriche , qui lui pro-mettait de sintéresser à la conservation deson trône, sil entrait comme Bernadotte dans la coalition. Metternich , par un raffi-nement de vengeanee, mit toute son adresseà semer la défection jusque dans ma fa-mille. Les insinuations qui échouèrent au-près du vertueux roi de Saxe réussirentauprès de Joachim. Il me fit un mystère deces propositions; donnant pour prétexte àson voyage la nécessité dordonner les le-