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Tome second.
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NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.

vées nécessaires à la défense de royaume.Je pénétrai néanmoins son but, car il avaitexcité ma défiance depuis son départ dePosen : jaurais pu le retenir, mais je pen-sai que ce serait fournir aux Anglais unmoyen de ramener Ferdinand à Naples; re-tour dont le résultat eût été déranger les Na-politains sous les bannières de nos ennemis.Dans cette alternative, certain dailleurs quema sœur avait beaucoup dascendant sur Mu-rat,et après lui avoir fait comprendre que sontrône sécroulerait tôt ou tard, si je venaisà succomber, je le congédiai avec une émo-tion dont je ne pus me défendre. Hélas !javais un pressentiment funeste; il ne sestque trop réalisé.

Marche menaçante des Bavarois.

Jappris aussi à Erfurth que les Bavarois,réunis aux Autrichiens, étaient déjà enpleine marche sur Wurtzbourg pour in-quiéter notre retraite. Quoique je connussedepuis dix jours le traité dalliance concluà Ried, je ne mattendais pas de leur partà une agression aussi prompte. Dès quelalliance fut ratifiée, les deux armées au-trichienne et bavaroise confondirent leursrangs et marchèrent contre moi.

Peut-être aurais-je moins ménagerla Bavière , en envoyant dès le mois daoûtles divisions dAugereau sur Ratisbonne et Straubing : le roi eût été obligé ainsi àréunir son armée à la mienne ; et ces huitdivisions dinfanterie, formant avec la ca-valerie près de 60 mille hommes, eussentenvahi la Bohême au moment de la victoirede Dresde : diversion puissante, et quimeût décidé à manœuvrer sur Prague parla droite de Schwartzenberg, au lieudaller inutilement courir tantôt sur le Bo-ber, tantôt à Duben, tantôt dans les mon-tagnes de Tœplitz.

La coalition venait donc dacquérir une

nouvelle armée de 58 mille hommes, dontWrède prit le commandement. Le 15 oc-tobre, il quitta Braunau , passa le Danube le 19 à Donawerth, et arriva le 24 devantWurtzbourg . Le 27, il campa à Aschaffen-bourg, d il détacha 10 mille Bavarois surFrancfort , et, avec le reste de son armée,il alla sétablir le 29 à Hanau , nous barrantle passage de la vallée du Mein : cétait uneparodie de la Bérésina.

Je fus sensible à cette défection; detoutes celles qui maffligèrent, il ny en eutpas une de plus injuste. Javais comblé laBavière de bienfaits. Le protectorat de laConfédération du Rhin ne lui était pas plusà charge que la vassalité de lempire ro-main; et, si elle le trouvait odieux, elle de-vait du moins me proposer dy substituerune simple alliance défensive. Lallianceétait naturelle et remontait à des siècles.En me rappelant lenthousiasme des Bava-rois à lépoque de isos et dAbensberg , etle dévouement quils montrèrent dans cetteglorieuse campagne de 1809, mon cœur se

serrait. Voilà donc les hommes!....Je

nen accusai pas larmée, mais les intriguesde quelques courtisans, le caractère facileet débonnaire du roi, et lambition deWrède. Au fait, le gouvernement bavaroisma sacrifié à sa propre conservation ; Mau­ rice de Saxe a fait pire encore enversCharles-Ouint, mais il mit plus de noblessecontre un monarque victorieux. Je nauraisrien eu à dire, si Wrède se fût simplementjoint à mes ennemis sans concevoir lidéede me couper la retraite. Je mattendaisbien quil inquiéterait le flanc de mes co-lonnes et mon arrière-garde; mais je ne luisupposais pas la présomption de me donnerdes fers.

Nous suivions avec sécurité la route dEr-furth par Gotha, Fulde et Seliluchtern. Cene fut que dans ce dernier endroit que j ap"