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Tome second.
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CHAP. XXI. CAMPAGNE DE 1814.

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arriva à Villolte. Le 25, je vins à Doulevent.

La nouvelle de ma retraite dArcis na-vait pas produit sur lennemi leffet que jenattendais. Schwartzenberg, stimulé parlempereur Alexandre et par le demi-succèsremporté sur mon arrière-garde à Arcis,ignorant dailleurs les projets que javais surses communications, ne se replia pas surChaumont , comme je lespérais. Il avait,au contraire , passé lAube pour me suivrevers Vitry , autant pour sassurer de mesmouvements que pour protéger sa lignedopérations, et se lier de nouveau à Blü-cher. Le 22 , la grande armée alliée passalAube à Ramerupt, Songy et Lesmont,,poussant des partis sur Vitry .

Opérations de Bltlchep.

Blücher , de son côté, ne pouvant se per-suader quil avait vaincu à Laon , intimidépar la défaite du corps de St-Priest, et serappelant les rudes coups que je lui avaisportés un mois auparavant, était resté da-bord blotti dix jours entiers derrière lAisne .Cependant, lorsquil sut que javais quittéReims , il se prépara à passer cette rivière,et résolut de détacher Winlzingerode avec8 mille chevaux, afin de suivre mes mouve-ments et de chercher à rétablir' la commu-nication avec Schwartzenberg. A eeteffet,un gros corps de cavalerie russe passalAisne sur la droite de Marmont, et menaçade lui couper sa retraite. Ce maréchal, quise trouvait avec 9 mille hommes en face de80 mille, devait craindre dêtre entouré àBéry-au-Bac; il se décida à faire sauterieiront et à se replier sur Fismes , Mortiervint le joindre après avoir évacué Reims ,que YVintzingerode occupa ainsi sans op-position le 20.

La concentration des deux maréchaux àFismes était fort bien, dans la suppositionque mon entreprise sur Arcis eût été cou-

ronnée dun plein succès ; mais elle deve-nait un contre-temps pour lexécution demon nouveau projet. Il ne faut pas leur enadresser de reproche, puisque alors ils nepouvaient pas en avoir connaissance, et que,jusque-, leur tâche avait été de couvrirma communication avec Paris .

Débarrassé de la présence de Marmontà Béry-au-Bac, Blücher jeta des ponts surlAisne , et fit suivre nos colonnes par lescorps de Kleist et dYorck, tandis queWintzingerode prendrait le chemin deReims , dans le but indiqué.

Tout semblait saccorder, comme par en-chantement , pour détruire mon dernierprojet, puisqnau moment Sehwarlzenberg se rapprochait au Nord, en laissanl laroute de Chaumont en prise, Blücher , quisétait jusque- acharné à marcher droit surParis , prenait par hasard la résolution dese rapprocher an sud de larmée de Bohême.Ainsi les deux grandes armées enne-mies, au lieu de prendre une ligne diver-gente , se rapprochaient au momentmes deux petites masses séloignaientlune de lautre.

Marmont et Mortier sont séparés de moi.

Lordre de me joindre à Vitry parvint,le 21 , aux maréchaux; ils ne le reçurent,dit-on, que le soir, étant déjà arrivés à FèreenTardenois. De cette particularité dépendtout le jugement que lon doit porter surleur marche. Outre ce contre temps, il ensurvint un plus grand. Les Cosaques, bat-tant le pays, prirent le 22 un courrier quejexpédiais à limpératrice pour lui dévelop-per mon projet : Blücher résolut alors depousser aussitôt avec les corps de Sackenet de Langeron sur Reims et Châlons , afinde se lier avec Schwartzenberg, dont onlui signalait la marche dans la direction deVitry .