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Tome second.
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NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.

p,ram, sans minquiéter de larchiduc Jean :mais il sagissait ici de Rlücher et de eo millePrussiens ; et Grouchy , les contenant avec35 mille hommes, était bien employé. Sijattirais le maréchal à moi, je permettais à60 mille Prussiens de venir à la bataille. Ilme parut suffisant de lui prescrire doccuperle défilé de St-Lambert par une division, etde talonner larmée prussienne avec le reste.Si cet ordre eût été exécuté, Blücher nefût jamais arrivé pour prendre part à labataille. Grouchy affirme quil ne reçut pointlofficier que je lui expédiai dans la nuit ; celale rend excusable, mais ne prouve pas enfaveurde ses talents. Sil était venu au canon,comme Gérard le lui conseillait, sil eût faitcomme Ney à Eylau, notre victoire étaitcertaine, car il serait tombé, par Limale etSart, au milieu de la colonne processionnelledes Prussiens. Au reste, lennemi paya chersa victoire : il eut près de ôo mille hommeshors de combat; nous nen eûmes pas da-vantage ; mais nous perdîmes toute notreartillerie, et larmée fut débandée. Je visqu'il serait même impossible de la rallierderrière la Sambre; je désignai Laon pourrendez-vous général, et jenvoyai lordre àGrouchy de se diriger aussi sur cette ville.

Le maréchal, qui avait si mal comprismes instructions, sétait obstiné à marcherdirectement sur Wavre ; le is, il avait at-taqué îo mille hommes que Blücher y avaitlaissés. Les Prussiens défendirent le pas-sage de la Dyle; les troupes de Grouchy leforcèrent à Limale. Le io, il recommença lecombat. Thielmann, qui commandait lesPrussiens, tourné par sa droite, se repliasur Louvain : Grouchy ne le suivit point; ilvenait de recevoir la nouvelle de la pertede la bataille de Mont-St-Jean. Il sentitquil navait pas un instant à perdre poureffectuer sa retraite ; il la dirigea par Na-mur, Dinant et Rethel sur Laon , il se

réunit le 26 aux débris de mon armée. Celanous forma de nouveau une masse de eo millehommes.

Les factions se déchaînent contre moi.

Je métais rendu à Paris pour aviser auxmoyens damortir le coup que la France ve-nait de recevoir ; jespérais quà lappro-che dune nouvelle invasion de létranger,les bons Français se réuniraient à moi pourla défense de la patrie. Je me trompai cruel-lement; le malheur mavait déconsidéré,jéprouvai des résistances auxquelles jétaisloin de mattendre. Les chambres, remuéespar les intrigants de tous les partis, se mi-rent en état dinsurrection contre moi. Surla foi de quelques vétérans usés du jacobi-nisme, elles crurent pouvoir se saisir desrênes du gouvernement, et ne prévirentpoint quelles deviendraient le jouet desétrangers. Elles simaginaient acquérir toutela prépondérance du comité de salut public,parce que Carnot, républicain incorrigible,pouvait laisser le portefeuille de lintérieurpour prendre celui de la guerre, réorgani-ser la victoire, et fixer cette infidèle sousnos drapeaux. Personne napprécia la diffé-rence des temps et des hommes.

Seconde abdication.

Jaurais pu me défendre encore quelquesjours , car mes soldats ne meussent pasabandonné : mais on nen voulait quà moiseul, on demandait aux Français de me li-vrer aux ennemis; cétait les forcer à se bat-tre jusquà extinction. Jeus scrupule dexi-ger deux un si grand sacrifice ; je signaiune seconde abdication. Décidé à me ren-dre en Amérique , jespérais que les alliésse contenteraient de lotage que jallais met-tre à leur discrétion, et quils placeraientla couronne sur la tête de mon fils. Cétaitle moyen de fondre les intérêts anciens avec