— 32 —
pompe foulante, manœuvrée à la main au moyen d’un bras vertical dontla tête aboutit au milieu du guidon, bien à portée de la main. La va-peur produite est proportionnelle à la quantité d’eau injectée, et le mo-tocycliste peut accélérer sa marche en multipliant les coups de pompe.
La bicyclette Volta, qui pesait 75 kilogrammes, en ordre de route,sans son conducteur, a pu marcher en palier à l’allure de 45 kilo-mètres à l’heure, vitesse réduite à 25 sur une rampe de 3 à 4 %.Sonmoteur développait alors environ deux tiers de cheval (50 kilogram-mètres).
Dans la voiturette-tricycle de M. Tatin, la chaudière à vapeur estégalement réduite à sa plus simple expression, et elle est chauffée aupétrole. Ce liquide, contenu dans un réservoir, est refoulé par lapression produite par une pompe à air, et se rend par un tuyaujusqu’au serpentin vaporisateur au-dessous duquel il brûle, aprèss’être mélangé à l’air en proportion convenable, dans un certainnombre de becs Bunsen à pétrole.
La caisse du véhicule contient un approvisionnement de 60 litresd’eau, suffisant pour un parcours de 60 kilomètres sur routes moyen-nes. L’eau d’alimentation est refoulée par une pompe spéciale jus-qu’au serpentin générateur ; maison peut se servir de l’alimentationmême pour régler l’allure du moteur. L’eau arrive, en effet, en quan-tité constante dans un godet où puise la pompe alimentaire : si lemoteur tourne trop vite, l’eau s’épuise dans le godet, l’alimentationdiminue et par suite la production de vapeur et l’allure du moteur,d’où le réglage.
Tels sont les principaux systèmes de générateurs à vaporisationrapide, créés et expérimentés dans ces derniers temps ; ils démon-trent le souci des constructeurs d’alléger autant que possible ces ap-pareils pour leur permettre de lutter avec chance de succès contreleurs nouveaux et redoutables concurrents, le pétrole et l’électri-cité.