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AV A.NT-I’ Il O P O S.
d’avoir pratiqué les observations dans des circonstances variéesde temps et de lieux eL d’en avoir calculé soi-même les résultats.Il n’est pas moins utile d’avoir appris, parla pratique de l’enseigne-ment, quels sont les points de doctrine qui réclament plus de dé-veloppements, quels sont les malentendus qu’il laut éviter. C’estparce que nous avons l'ait cette double expérience des voyages etde l’enseignement que nous nous sommes cru autorisé à entre-prendre celte tâche. Nous ne saurions prétendre à remplacer lesTraités si complets que nous avons cités, mais nous voudrionsréunir ici tout ce qui est nécessaire au voyageur pour faire œuvresérieuse. Notre ambition est d’être utile au marin aussi bien qu’àl’explorateur des continents : la différence du mode de locomo-tion ne peut pas introduire une différence essentielle dans lesiViéthodes destinées à fixer la position des points.
Nous n’entrons pas dans le détail du calcul des éphémérides :nous devons nous borner à montrer l’usage pratique qu’on en fait,en explicpiant sommairement la signification de leur contenu.Nous avons eu plus particulièrement en vue l’usage de la Connais-sance des Temps, qui est aujourd’hui au premier rang des Alma-nachs astronomiques.
Nous insisterons sur les instruments et les méthodes d’observa-tion. Le voyageur n’a souvent à sa disposition que des instrumentsimparfaits plus ou moins détériorés : mais il est possible, mêmedansce cas, par un choix judicieux des méthodes d’observation, derésoudre les problèmes avec une précision plus grande que celleque l’on pouvait espérer à priori. C’est dire que, sans vouloiraborder par le menu tous les problèmes possibles de Trigonomé-trie sphérique, et en élaguant tous ceux dont l’intérêt pratique n’estpas bien net, nous nous efforcerons de donner un choix d’unassez grand nombre de méthodes éprouvées par l’expérience. Nousv joindrons des démonstrations aussi simples, mais aussi variées