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1 (1888) Coordonnées vraies et apparentes : théorie des instruments / par E. Caspari
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cours dastronomie pratique.

coup de méthodes, très importantes lorsquil sagit datteindre lesdernières limites de lexactitude, perdent toute leur valeur quand onvise moins haut; dautres considérations au contraire, qui frappentpeu lastronome, parce quil reste au même lieu, simposent auvoyageur qui na pas le temps indéfini devant lui et dont lhorizonchange chaque jour. Il serait donc à la fois superflu et insuffisantde se borner à transcrire les règles appliquées dans les observatoires.Ceux-ci sont, en grande majorité, situés dans des régions de lati-tude moyenne ; les méthodes qui y réussissent bien sappliqueraientsouvent avec un médiocre succès sous les liasses latitudes, vers lex-ploration desquelles se dirigent en ce moment les principaux effortsdes voyageurs.

Si on établissait un observatoire dans les environs de léquateur,linstrument des passages au premier vertical, qui a donné à Poulkovaet à Rœnigsberg des résultats dune précision presque inespérée,V serait dun usage nul ; les mesures directes dazimut avec un cerclehorizontal divisé pourraient au contraire fournir des résultats dunegrande valeur pour les distances polaires absolues : les réfrac-tions dans le plan vertical, les parallaxes de hauteur, les flexions,les déformations des cercles par la pesanteur, seraient ou éliminéesou grandement réduites. Sous les latitudes moyennes, la mesure dela distance polaire est solidaire de la détermination de la verticaleet de la latitude : à mesure quon se rapproche de léquateur, lin-fluence de ces éléments est moins grande : à léquateur même, lesamplitudes ortives et occases des étoiles donneront directementleur déclinaison, la connaissance de la verticale nintervenant quedans le calcul de la réduction à lhorizon, cest-à-dire dans unequantité du deuxième ordre.

Il y a un sujet détude dun haut intérêt théorique, et il nestpeut-être pas défendu de penser que les méthodes employéesjusquici dans nos pays ont donné à peu près tout ce quon enpouvait attendre, et quon sera conduit à demander les perfection-nements les plus sérieux des résultats connus à des observatoiressitués sous de basses latitudes. Nest-ce pas à léquateur mêmequon déterminerait avec le plus de certitude lobliquité de léclip-tique et la position du point vcrnal? Dans son beau mémoiresur laberration, Yvon Villarceau est arrivé à montrer quon réa-lisera les conditions les plus favorables à la détermination de la

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