INTRODUCTION.
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constante de l'aberration en observant en trois lieux, dont les lati-tudes seraient zfc 54°44 / et o°.
Mais il est superflu d’insister sur ces considérations dans lesquellesla pratique ne trouverait pas assez de profit; dans l’ordre d’idées quenous considérons, c’est même à un point de vue exactement opposéflu’il convient de se placer.
On voit bien en effet, sans entrer dans le détail, que telle obser-vation qui, par exemple, doit donner la déclinaison indépendam-ment, ou à peu près, de la latitude, serait essentiellement impropreà fournir cette latitude, la déclinaison étant donnée : de même queles passages à la lunette méridienne, qui donnent le temps indé-pendamment de la latitude et de la déclinaison, ne pourront servirà déterminer ces quantités que si l’on modifie complètementl’instrument et la manière d’observer, par l’adjonction d’un cerclevertical divisé et d’un niveau parallèle au méridien.
En se plaçant à ce point de vue on reconnaît que l’Astronomiedu voyageur est en quelque sorte le contrepied de l’Astronomied’observatoire, et qu’une division des deux domaines s’impose natu-rellement, puisque ce qui estl’inconnue eberebée dans un des cas,devient une donnée connue dans l'autre.
Même différence entre la Géodésie expéditive et la Géodésieproprement dite; cette dernière se propose l’étude de la forme dela l'erre, la première doit la supposer connue.
Même différence encore quand on considère les instruments.Ceux des observatoires ont une grande masse, une grande fixité,et peuvent être employés à loisir : les lunettes sont puissantes, lescorrections instrumentales presque constantes peuvent être déter-minées avec rigueur. En voyage, c’est le contraire qui est vrai :petites lunettes, petits instruments peu stables, sujets à dérange-ment; nécessité de varier les procédés d’observation pour pareramille difficultés locales, au manque de temps ou de circonstancesfavorables, au ciel nuageux, etc. Il est nécessaire d’opérer vite, pourne pas perdre une occasion qui peut-être ne se représentera plus.Il faut réduire au minimum le bagage d’instruments, ceux-ci auminimum de volume, et quand on en a perdu un, savoir y sup-pléer avec ce qui reste.
Dans les voyages en mer, l’expérience a démontré que le chrono-mètre est d’un usage précieux et que ses perturbations, bien étu-