CIIAP. II. — DE LA SPHÈRE CÉLESTE 49
Les mouvements propres du Soleil et de la Lune conduisent àconsidérer en dehors du jour d’autres périodes de temps, appeléesannées et mois. Ce ne sont point là des unités nouvelles, mais desquantités évaluées en jours, le jour sidéral étant l’unité primor-diale, la seule dont la constance soit admise en principe. Uneseule de ces périodes est considérée comme constante, c’est l’annéesidérale, qui sépare deux, retours consécutifs du Soleil au mêmepoint de l’écliptique ou à la même longitude. Elle représente ladurée de la révolution de la Terre dans son orbite. La constance,déduite de la théorie et vérifiée par l’expérience, du grand axede l’orbite, combinée avec la troisième loi de Kepler, établit l’in-variabilité de cette durée. Il n’en est pas de même de celle del’année tropique , comprise entre deux retours successifs duSoleil au point vernal. Celle-ci est troublée par diverses causesque nous allons résumer.
18. — Variations des plans fondamentaux.
Si l’orbite terrestre était une ellipse constante en grandeur, enlorme et en position, si l’axe de la Terre restait toujours parallèleà lui-même, si enfin le système solaire n’avait aucun mouvementde translation par rapport au monde sidéral immobile lui-même,le ciel présenterait toujours le même aspect en un lieu donné : leSoleil reviendrait à intervalles réguliers à la même étoile et lescoordonnées uranographiques des étoiles resteraient constantesdans la suite des siècles. En réalité, aucune de ces hypothèses n’estvraie : les coordonnées stellaires varient continuellement de quan-tités, petites il est vrai, mais parfaitement appréciables.
Précession et nutation. — L’attraction du Soleil et de la Lunesur le renflement équatorial de la Terre tend à faire varier dansl’espace la direction de l’équateur terrestre et de l’axe du monde.Ce mouvement se compose de deux autres : l’un uniforme ouplutôt à longue période, la précession luni-solaire; l’autre pério-dique, dû principalement à l’action de la Lune : c’est la nutationdont la période est celle de la révolution des nœuds de la Lune.Ee premier mouvement se traduit par une rotation apparente de1 axe terrestre qui décrit pendant une durée de 26 000 ans environCaspari. — Astronomie, I. 4