LIVRE r.
COORDONNEES VRAIES ET APPARENTES.
définit la position d’nn astre. Celle-ci est déterminée par la direc-tion de son rayon visuel par rapport à la Terre, une ligne droiterapportée à une direction donnée par rapport au globe terrestre.La propriété essentielle de la ligne droite étant d’être définie pardeux points, il est donc toujours nécessaire de considérer deuxpoints liés à la Terre. Ces points seront, selon le cas, le centreoptique et le foyer d’une lunette, les pinnules d’une alidade, lecentre optique du cristallin et un point donné de la rétine, le centreoptique d’un objectif et un point déterminé d’une plaque photo-graphique, l’œil et un objet terrestre éloigné, etc. Ces deux pointsdoivent être fixes par rapport à la Terre, cl, par suite, participer deses mouvements. Quelle que soit l’iiypollièse par laquelle on expli-
Fig. 4.
que le fait lumineux, mouvement, impression visible, phénomènechimique ou calorifique, il se propage avec une vitesse constante lelong de la droite qui est dite le rayon, quels que soient les deuxpoints qui pour nous définissent la direction de cette droite.
Dans ces conditions, soient A cl B {fig. 4)> <l eilx points qui déter-minent un rayon émané d’une étoile. Ces points devant êtrevisibles l’un de l’autre et liés à la Terre, leur distance dans les casles plus défavorables sera inférieure à 3oo kilomètres, cl. la lumièrela parcourra en moins de de seconde.
L’angle dont la Terre lourne pendant cet intervalle serade moins de seconde d’arc, quantité inappréciable par
nos moyens d’observation; le mouvement pendant ce Lemps peutdonc être considéré comme une translation rectiligne. Dansle mouvement autour du Soleil cet angle sera encore 3G5 foisplus petit.
Mettons pour fixer les idées que A soit un repère terrestre,