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1 (1888) Coordonnées vraies et apparentes : théorie des instruments / par E. Caspari
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CIIA P. III. ATMOSPHÈRE. RÉFRACTIONS. 83

prendre résolument le parti de déterminer les réfractions empiri-quement en comparant entre elles les distances de deux mêmesastres observés dans différentes régions du ciel, ou plutôt en mesu-rant micrométriquement les variations de ces distances.

Nous allons indiquer la partie de cette théorie qui soulève lemoins dobjections.

Pour établir la théorie, on suppose la Terre sphérique. On admetque latmosphère se compose de couches également sphériques,concentriques à la Terre, homogènes chacune dans toute sonéLendue et dont la densité décroît dune laçon continue du basvers le haut. On néglige donc dès labord laplatissement : onne tient pas compte de linégale distribution des pressions baro-métriques à la surface, non plus que de la forme des surlacesisothermes de latmosphère qui, au lieu dêtre concentriques ausphéroïde, le coupent, puisque lisotherme de zéro, par exemple,coupe la Terre vers le cercle polaire, tandis quà léquateur elleest à une hauteur denviron 4000 mètres.

Lhvpothèse admise implique la symétrie de latmosphère autourde la verticale dun lieu, ce qui exclut toute déviation azimutale(lun rayon lumineux : la courbe décrite par celui-ci est donc planeet renfermée dans le vertical de lastre. On admet aussi que lindicede réfraction va croissant depuis la limite de latmosphère jusquausol; à chaque passage dune couche dans une autre le rayon seraitdonc rapproché de la normale : il décrirait ainsi une courbe sansindexions, dont la concavité serait tournée vers la Terre, langlede contingence représentant ce que nous avons appelé la réfraction.

Disons tout de suite quen réalité aucun de ces postulats nestrigoureusement vrai.

La réfraction azimutale à lhorizon est la principale cause der-reur des mesures géodésiques : les températures, au lieu de décroîtredune façon continue quand on sélève dans latmosphère, sontsujettes à des variations oscillatoires le long dune même verticale,et 1 hypothèse des couches nest quune grossière approximation.

Soit r le rayon dune couche quelconque infiniment mince. Soit g(, fig 8) le point le faisceau lumineux arrive à latmosphère, ab,bc deux éléments consécutifs de sa trajectoire : soient l et l -T filles indices de réfraction correspondants. Rapportons la courbe àdes coordonnées polaires ayant pour origine le centre O de la Terre,