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1 (1888) Coordonnées vraies et apparentes : théorie des instruments / par E. Caspari
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LIVRE I. COORDONNÉES VRAIES ET APPARENTES.

petit cercle de hauteur, dont lobservation de distance zénithalefournit le rayon.

Sur une sphère ce lieu se trace aisément à laide du compas sphé-rique. Sur une projection stéréographique il se traduit par un petitcercle assez facile à construire. Sur les autres systèmes de projec-tion, ces courbes prennent des formes plus compliquées.

Analytiquement, si lon désigne par G la longitude dun pointquelconque, langle horaire de lastre en ce point estG etléquation du cercle de hauteur est

cosÇ = cos8 cosX -+- sino sinX cos G).

Nous aurons à revenir sur diverses applications de ces principes.

30. Réfractions astronomiques.

La direction suivant laquelle on aperçoit un point quelconqueest la tangente à la trajectoire du rayon lumineux émané de cepoint. Si le milieu qui sépare lœil du point est homogène, cettetrajectoire est une droite, et la direction apparente du poinL seconfond avec sa direction vraie. 11 nen va pas de même quand lemilieu est hétérogène, car à chaque passage dun milieu dans unautre de réfrangibilité différente, le rayon lumineux subit unedéviation : sa trajectoire est une ligne brisée. Si la réfrangibilitédu milieu interposé varie dune manière continue, cette ligne devientune courbe.

Lexistence de latmosphère et linégalité de densité de sesdiverses couches introduisent dans les pointés des astres et despoints terrestres une hétérogénéité de ce genre. Le rayon lumineuxest dévié : langle que le rayon arrivant à lœil fait avec la directiongéométrique vraie du point visé est appelé la réfraction. Selonquil sagit dastres ou de points terrestres, on distingue la réfrac-tion astronomique ou la réfraction géodésique.

La théorie des réfractions est la moins avancée des théoriesastronomiques. Les géomètres ont exercé sur elle Loutc leur saga-cité, mais il faut bien reconnaître que leurs efforts nonLpas aboutià un résultat satisfaisant de tout point, et la conclusion la plusnette de ces recherches est que le problème ne comporte pas unesolution précise. Aussi voyons-nous tout récemmcnL M. Lœvvy