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LIVRE II.
THEORIE DES INSTRUMENTS.
calantes, on peut déterminer le pas d’nne de ces vis et la distancede son axe à celui d’une des autres vis par une mesure directeavec la règle ou le compas. On peut diviser la tète de vis pour éva-luer les fractions de tour et opérer alors comme avec l’examinateurde niveaux.
Si la section principale n'était pas bien circulaire, la valeur desparties serait variable d’un point à l’autre. On s’en assure en calcu-lant la valeur des parties pour diverses positions de la bulle ; on doittoujours trouver le même nombre, dans les limites des erreurs d’ob-servations. Un niveau imparfait doit être étudié ainsi, et on dresseune table des valeurs correspondantes à diverses lectures. Mais,en pratique, les niveaux sont généralement assez bien exécutés pourque l’opération en question ne révèle aucune anomalie sensible.
Pour obtenir toute la précision que le nivellement comporte, ilest nécessaire de prendre un certain nombre de précautions. Leliquide du niveau, avons-nous dit, est un véritable thermomètre,très sensible. La forme et les dimensions de la fiole dépendent égale-ment de la température : les effets observés ne sont pas les mêmesavec les températures croissantes et décroissantes. Des causes, peuconnues encore, parmi lesquelles nous nous contentons de signalerles variations des actions capillaires sous l’influence de l’étal élec-trique, peuvent produire des adhérences anormales, des change-ments dans la viscosité du liquide. Il suffit d’approcher la maind’un niveau sensible pour voir naître des mouvements, et un nivel-lement ne doit être réputé bon que s’il est la moyenne d’un grandnombre de mesures.
Nous citerons telle observation de lalitude par hauteurs circom-méridiennes dont les résultats partiels, corrigés chaque fois aumoyen des lectures correspondantes du niveau, présentaient desdivergences de près de i', tandis qu’en se servant de la moyennede cinq ou six nivellements, la concordance se retrouvait à 2 "ou 3" près. Nous avons déjà fait ces remarques lorsque nous avonsconseillé de déterminer les erreurs plutôt que de chercher à lesrendre nulles; nous y revenons, car il est de la plus hauteimportance d’être attentif à cette cause d’incertitude*.
Il faut donc étudier avec soin le niveau, dans des circonstancesvariées de température, et à diverses reprises; le manier avec lesmêmes précautions qu’un thermomètre; lui laisser reprendre son