LES CIGOGNES.
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ne remplir aucun but d’utilité, ni certaine-ment de parure. Le pays est un peu mpins ha-bité que la Suisse ; les villages sont à de plusgrandes distances les uns des autres. Nous arri-vâmes à Waldshut justement à temps pouréchapper à la pluie, qui nous avait menacéstout le jour.
Les bords du Rhin abondent en cigognes ;ofl aperçoit leurs énormes nids au sommet desclpchers, sur les toits élevés, et même sur lescheminées ; la femelle, montée stjr des éphasses,donne 1? becquée à ses petits du bout d’un hepd’une aune. Malgré leur air lourd et maladroit,ces oiseaux ont un vol très rapide; ils planentdans les airs sur des ailes immobiles, et leufslongues jambes rouges, étendues le long de laqueue, forment une ligne droite avec leurlong cou blanc terminé par un bec rouge.
J’ai omis de parler de l’usage où l’on est enSuisse de brûler, ou plutôt d’enfumer les terresau moyen de longues traînées de broussaillesrecouvertes de gazons et de terre, auxquelleson met le feu, qui brûle fort lentement. Lafumée pénétrant cette couche de terre, s’y in-corpore en quelque manière, et la fertilise,particulièrement pour les pommes de terre.L’eau qui découle des fumiers est un trésorpour ces cultivateurs attentifs; elle est recueillieavec soin, transportée aux champs dans des