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Tome I.
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LE SIMPLON .

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à des palais, se montrent parmi les arbres,ainsi que les grosses tours carrées des clochersde village. Dans la petite ville de Domo d’Ossola ,on entend de tous côtés les coups de mailletsdes tailleurs de pierres, ou plutôt des sculp-teurs , et les éclats du marbre couvrent les rues ;l’on sent que l’on estdansle pays des beaux-arts.

Le revers méridional des Alpes est tellementplus escarpé que celui du nord, que son aspectne saurart-hu être comparé. De Domo d’Ossola ,au milieu d’une nature douce et riante, vousvoyez en vous retournant les énormes bastionsde cette forteresse de la nature s’élever brusque-ment du sein des plaines de la Lombardie : laSuisse est dans ces murs, et vous êtes en dehors;leur grande élévation et leur vaste étenduevous frappent plus fortement que de l’intérieur.

Décembre 1818. — De retour àrGenève, poury passer l’hiver, je n’aurai plus de voyage à dé-crire, et les observations qui me restent à fairese rapporteront auxliommes plusqu’auxchoses.

Jamais ville n’eut, proportions gardées, au-tant de réunions ; les invitations réciproquespour prendre le thé, et passer la soirée, lesbals, les concerts commencent à la fin denovembre, et vont en croissant pendant toutl’hiver; c’est un feu roulant de plus en plusvif jusqu’en mars ou avril qu’il se ralentit de