CHAPITRE III
LES COLLABORATEURS PRÉFÉRÉS. - LES ORLOF.
PATIOMIUNE. - LES ZOUBOF(l).
I. La légende et l’histoire. —La race d’Ivan Âriol. — L’aigle et ses petits. —Les cinq frères. — Le favori. — Les ambitions de Grégoire Orlof. — Le projetde mariage avec Catherine. — L’époux d’Elisabeth. — Vorontsof et Razou-movski.— «Madame Orlof ne sera pas Impératrice de Russie.» —II. Le désen-chantement. — Le réveil. — Grégoire Orlof à Moscou. — La disgrâce de Vas-siltchikof. — III. Situation nouvelle. — Les sommets et les bas-fonds. — ATsarskoïe et à Gatchina. — La princesse de Darmstadt. — Le bourlaque. —Un nouveau rival. — Patiomkine. — IV. La rupture définitive. — Un épisodeimprévu. — Idylle et tragédie. — Mademoiselle Zinovief. — Le mariage. —La folie et la mort. — V. Alexis Orlof. — La victoire de Tchesmé. — Lemaître de la Russie. — Grandeur et déchéance. — La lutte avec Patiomkine.— La retraite. — Derrière le cercueil de Pierre III.
LES ORLOF.
I
On peut passer en revue, comme nous venons de le faire,les hommes de métier, hommes d’État et hommes de guerredont Catherine s’est servie pour accomplir son œuvre, sansarriver, nos lecteurs ont pu s’en apercevoir, non seulement à
(1) Archive du prince Vorontsof VIII et XIII; Arneth, Maria-Theresiaund Joseph II ; Bantich-Kamienski, Dictionnaire biographique ; Berxhardi,Vermischte Schriften; BilbasSOF, Histoire de Catherine ; Biographies d'AlexisOrlof (Antiquité russe, XII); de Patiomkine (Antiquité russe, XII, XIII); dePlaton Zoubof (Antiquité russe, XVI, XVII); Blum, Biographie de Sievers;Brückner, Biographie de Patiomkine , Pétersbourg, 1891; Ghtcherbatof, Surla corruption des mœurs en Russie; Correspondance politique aux Archivesdu Ministère des affaires étrangères de France; Correspondance générale deCatherine (Recueil de la Société d’histoire russe, I, IX, X, XIII, XVII) ;Correspondance de Catherine avec Grtmm ( « Recueil de la Société d’histoirerusse », XIII, XXXIII, XLIV); avec Zimmermann (. Marcard); avec Patiomkine(Antiquité russe, XVI, Archive russe, 1878, et Recueil de la Société d’histoire