AVIS
SUR CETTE NOUVELLE EDITION.
L Orsque le Cours d’Architecture de d’Aviler pa-rut pour la premiere fois en 1691 . il eut une ap-probation íì génerale, le succès en fut íì prompt 6c siheureux , qu’on pouvoir penser que cet Ouvrage étoitexempt de toute critique ; mais quand on est convaincude rinfuffifance de l’efprit humain , on ne fe laisse gué-res séduire par un accueil íì spécieux ; c est mème alorsqu’un Auteur jaloux de fa gloire, fait un examen plusfévere des productions qu'jl avoir abandonnées au juge-ment du Public. Il en devient un censeur rigide ; plusil a reçu de louanges, moins il fe montre indulgent furses défauts , ôc par ce moyen, il peut espérer de porterson Ouvrage jusqu au plus haut degré de perfection au-quel il puisse atteindre. C’est ainíì que pensoit d’Aviler,6c il agit en conséquence. Quelques favorables que fussent pour lui les suffrages du Public , il examina denouveau son Ouvrage avec ^attention la plus scrupu-leuse , 6c ayant reconnu qu’on pouvoir lui reprocherd’avoir touché trop légèrement quelques parties de l’Art,& d’en avoir obmis plusieurs fur lesquelles il n’étoit pasmoins important de s’expliquer, il fe disposa à en don-ner une nouvelle Edition , qui suivant son projet, de-yoit être considérablement augmentée,
La mort le prévint dans le temps qu’il venoit de comcevoir ce dessein, 6c il étoit à craindre que son Ouvragene demeurât imparfait, si le Sieur Jean-Baptiste AIe*.xandre Le Blond, dont l’habileté est connue, n’eût en