s. z r.
DE LA DECORATION,
De la Décoration des Jardins.
L(t science de t Architeéîure embraie toute i les connoifian-ce s qui servent tant d la Confiruìlion qu a la Décorationdes Edifices ; ainsi comme les Jardins en font insépara-bles 3 & contribuent notablement d leur embellissement 3fiai cru qu il étoit utile de traiter en général de la ma-niéré de le s décorer.
L Es situations differentes des Parcs & des Jardins, tant parrapport à leur étendue, qu à l’inégalité du terrain, donnentlieu d’en varier à l’infini la disposition. Mais le plus grand Artconsiste à bien connoître les avantages & les défauts du lieu,asin de profiter des uns, & de corriger les autres& fur cetteréglé former son dessein, en ne remuant que. le moins de terreque l'on pourra, parce que cette dépense, qui est toujours très-forte , ne paroît que peu de chose à ceux qui n’ont pas vu au-paravant P état des lieux.
En général on peut réduire la disposition des Jardins à troisespeces differentes j la premiere est de ceux, qui un peu plusbas quel’Edifice, sont tout-à-faitde niveau, comme est celui duPalais des Thuilleries; les seconds sont en pente douce, regléepar l'obligation de deux rez-de-chaussée, comme le Parterre desCouronnes, ou du Nord, Sc l'Allée d'eau à Versailles; ensin lestroisièmes sont pat chûtes de Perrons & de Glacis avec des pen-tes , comme le Jardin de Marly. Dans quelque cas que ce soit,il faut tenir pour réglé générais de ménager les plus belles vûësqu’on peut remarquer du Bâtiment, & de faire en sorte , qu’é-tant éloigné du Bâtiment, on n’en perde point l’aspect, Deux cho-ses contribuent à cette pratique: la premiere est, que les Alléessoient percées avantageusement, asin d’en rendre les issues agréa-bles par la découverte, qui est d’autant plus belle, qu'elle a plusd’éloígnement, & que les objets en sont plus variez; & la se-conde chose à observer, est que les pentes soient réglées de tellemaniéré, que nonobstant les Perrons & les Glacis , on décou-vre du bout de l’Allée principale , la masse de tout l’Edisice. C’estainsi qu il en faut user par rapport aux Jardins de campagne, oùl’on a la liberté de s’étendre , & de profiter de l’étenduè du lieu ;
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