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Cours d'architecture : qui comprend les Ordres de [Jacques Barozzio, dit Le] Vignole, avec des commentaires, les figures & les descriptions de ses plus beaux bâtimens, & de ceux de Michel-Ange, des instructions et des préceptes & plusieurs nouveaux desseins concernans la distribution & la décoration, la matière & la construction des édifices, la maçonnerie, la charpenterie, la couverture, la serrurerie, la menuiserie, le jardinage, & généralement tout ce qui regarde l'art de bastir / par C. A. [i.e. Augustin-Charles] d'Aviler
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VIE DE D'A FILER.

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cints, & quil étoit nécessaire pour rendre lOuvrage plus intelligi-ble <5c plus de pratique, dy joindre de nouvelles observations ; cequil fít en forme de Commentaire. 11 sétendit insensiblement surtoutes les parties de lArchitecture, il embrassa tout ce qui regardela Décoration & ce qui concerne la Construction, & son travailsaccrut tellement entre ses mains, quil devint un Cours dArchi-tecture complet. Lon a toujours admiré la Méthode qui y régné ;Lc ce fut même pour y en mettre davantage, que pour nêtre pasobligé de couper à tous momens son discours par des explicationsindispensables de Termes dArchitecture, il se résolut d'en faire unVolume séparé ; il les y rangea tous suivant Tordre alphabétique ,asin de pouvoir les trouver plus facilement, & les définitions quilen donna furent estimées si justes, que les meilleurs de nos Dictio-naires de la Langue Françoise nont fait aucune difficulté de lesadopter.

Un Ouvrage de si longue haleine, & qui renfermoit autant departies, demandoit la plus grande expérience ; aussi dAviler en ytravaillant ne fe fia pas tellement à ses lumières, quil ne consultâtsur les doutes qui fe préfentoient, les personnes les plus éclairées.Monsieur Dorbay qui sest acquis une si grande réputation dansTArchitecture , fut un de ceux qui lui donna de meilleurs avis ; &il en sçut profiter. Tout Ouvrage quo n assujétit à une judicieusecritique avant que de le faire paroître, est presque toujours sûr deréussir. Aussi ny en a-til eu aucun en Architecture qui ait eu unfort plus heureux que celui de notre Auteur. Quoique les Etran-gers , & fur-tout les Italiens , fassent ordinairement peu de cas dece que nous produisons en ce genre, ils ont rendu à cet Ouvrage lajustice quil méritoit 3 & n'ont point craint davouer quil renfer-moit des instructions aussi solides quinteressantes. DAviler sétoit j a fait connoître par une traduction du sixième Livre de T Archi-tecture de Scamozzi qui contient les Ordres. Elle parut en un Vo-lume in-folio en 1685. mais comme ce nétoit quun extrait dunplus grand Ouvrage, & que dailleurs la méthode de Scamozzinest pas fort suivie , ce Livre na pas eu un grand cours.

En travaillant ainsi dans son Cabinet, dA viler avoir efperé de fefaire un nom, & de fe produire ensuite à Paris, à la faveur de quel-quEdifice de réputation ; mais commençant à sappercevoir quetant quil demeureroit attaché à Monsieur Mansart, & quil travail-leroit en sous-ordre, il ne falloir pas sen flater, il fe dégoûta de son

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