PREFACE DE FIGNOLE.
soit 3 pour peu qu’il ait d'inclination pour cet Art, ilpourra tout d une vûë, & sans prendre la peine de beau-coup lire, comprendre le tout, 6e s’en servir utilement.
Quoique je n’euíse aucun dessein de rendre cet Ou-vrage public } je me suis néanmoins laissé vaincre, com-me tous les Auteurs, aux prières de mes amis qui le sou-haitoient ; 6e n’ai pû auíïì me refuser aux sentimens dereconnoissance qu’excitent en moi les liberalitez de Mon-seigneur le Cardinal Farnese. Iì m’a facilité le moyend’exécuter mon entreprise , & en ajoutant cette faveura toutes les obligations que j ai déja à son illustre Mai-son , il a voulu que mes amis jouissent de mon travaildans toute son étendue, 6e il m’a mis pour cela en étatde vous présenter encore dans peu de tems quelque au-tre Ouvrage considérable fur ce sujet, si vous recevezcelui-ci auili favorablement que je l’espere-
Ce n’est pas mon intention de répondre aux obje-ctions que quelques personnes me pourroient faire.Je laisse à l’Ouvrage même le foin d y satisfaire. Que siil est asiez heureux pour être goûté des personnes in-telligentes, au jugement desquelles je me soumets, jeme flate qu ils en voudront bien prendre la défense. Ce-pendant si l’on croit que la peine que j’ai prise soit inu-tile , parce qu’on ne peut donner de réglé certaine surcette matière, puisqu au sentiment de tous, 6e de Vitruvemême , il faut souvent augmenter ou diminuer les pro-portions des membres 6e des ornemens, pour Raccom-moder aux endroits ou la vûë se trouve trompée parquelque accident ; je répondrai qu’ìl est en ce cas ab-solument nécessaire de déterminer au juste ce qui doitparoitre à nostre œil, asin que cela puisse servir ensuitede réglé constante, ôc qui soit exactement suivie. J’ajou-
h.'fl . Ti/ÊM