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Les arbres et arbrisseaux d'Europe et leurs insectes / par J. Macquart
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se transforment en insectes ailés dun noir mat, les élytres trans-parentes , avec un large bord vert au côté externe. Après avoirvécu peu de jours, pendant lesquels elles montrent beaucoup devivacité, elles meurent et disparaissent. Les autres, sans perdre laforme de larves. déposent un assez grand nombre dœufs rou-geâtres et oblongs, en les fixant chacun à lextrémité dun pédi-cule dont la base est collée à la feuille, et en les couvrant enpartie de leur matière filamenteuse. Ces œufs donnent naissance,au bout de huit à dix jours à de nouvelles larves qui se dispersentbientôt sur le feuillage. Quant aux mères, je crois quelles sur-vivent à cette ponte, parce que jen ai vues qui étaient pleines devie après la dispersion des larves ; que je nai jamais trouvé leurdépouille desséchée près des coques dœufs, comme on voit cellesdes Cochenilles, et que, parmi les petites Psylles qui se répandentsur le feuillage au mois de juillet, on continue à en voir degrandes, couvertes de duvet, qui sont, selon toute apparence, lesmêmes qui ont produit cette génération. On a déjà fait la mêmeobservation à légard de lOrthesia urticæ. Je suis persuadé queces deux sortes dindividus, les uns qui restent aptères, et lesautres ailés, sont, les premiers les femelles, et les autres les mâles.Je nai jamais trouvé dœufs dans le corps de ces insectes ailés,à cette époque. Cependant il nen est pas de même plus lard : aumois daoût, on voit de nouveau des Psylles sans ailes devenirmères ; mais on voit aussi des individus ailés, entièrement sem-blables à ceux qui avaient paru au mois de mai, se fixer sur lesfeuilles du Mélèze, et déposer des œufs également pourvus dunpédicule. A mesure que ces Psylles déposent leurs œufs, leur abdo-ment diminue de longueur, de sorte quil est totalement oblitéré à lafin de la ponte. Les œufs remplissent alors tout lespace quil occu-pait, et ils sont entièrement recouverts en toit par les élytres et lesailes de linsecte qui vit immobile pour les garder, et dont la dé-pouille leur sert encore de rempart après la mort. Outre ces indi -vidus ailés dont le sexe nest pas douteux, on en voit en mêmetemps qui nen diffèrent que par la légèreté avec laquelle ils