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s’échappent lorsqu’on veut les saisir, et qui sont, selon toute ap-prrence, des mâles. Les petites larves, qui tardent peu à éclore,se dispersent au mois de septembre, et, lorsque le feuillage com-mence à tomber, elles se retirent pour la plupart dans les canne-lures des jeunes branches où elles passent l’hiver.
Les Psylles du Mélèze diffèrent donc, sous ce rapport, desautres espèces connues, dont tous les individus adultes ont desailes, qui ne produisent qu’une seule génération, et qui ne sefixent jamais à la manière des Gallinsectes. Outre ces différences,leurs antennes au lieu d’être composées de neuf articles allongés ,n’en ont que cinq courts, avec les deux soies terminales diver-gentes , caractère essentiel des Psylles ; leurs élytres n’ont pointles nervures intermédiaires et internes bifurquées vers l’extrémité;elles ne portent ni les deux tubercules dont la tête est ordinai-rement munie, ni la tarière qui termine l’abdomen des femelles.Enfin les tarses n’offrent qu’un seul article au lieu de deux.
L’existence de la Psylle du Mélèze paraît indiquée dans lesvoyages de Saussure, parlant de l’excellence du miel que produitla célèbre vallée de Chamouni, ce savant dit que l’opinion la plusprobable attribue la bonne qualité de celte substance aux Mélèzes.En effet, continue-t-il, les feuilles de cet arbre qui est très-com-mun, transsudent en certain temps, une espèce de manne que lesabeilles recueillent avec beaucoup d’empressement. Or cetteespèce de manne n’est sans doute autre chose que de petits grainsblancs, de saveur sucrée, élaborés par les Psylles.
Aphis (Laricethus. Am.) laricis. — V. Cornouiller.
LÉPIDOPTÈRES.
Tinea laricinella. Ratz. — V. Clématite.
Coleophora laricella. Hubn. — V. Tilleul.
G. CÈDRE, cedrus. Juss. (1)
Les fleurs sont monoïques ; les chatons mâles solitaires, cylin-
(1) En hébreu, Arez ; en arabe, Chitram, d'où parait dérivé Cèdre.