A VE C BALCONS .
l es petits bois des Croisées, & à la place des vitres , l’on metâe grandes Glaces qui font retenues par des tringles dé fer doré ;c ’est ainsi qu’on vient de le pratiquer au Palais Bourbon.
Lorsque P Appartement est exposé au Nord, & qu’on vent ledéfendre du vent & du froid, on met au dehors des Croisées dedoubles Châssis à verre, mais il faut alors avoir attention queles petits bois & les battans des deux Châssis soient si bien re-partis , qu’ils se rencontrent juste vis-à-vis l’un de l’autre , lors-que les Croisées font fermées. Le plan d’une de ces Fenêtres àdoubles Croisées qu’on donne ici dans la planche ji. b, tiendralieu d’un plus long discours. On se garantit de la chaleur, en abais-sant au dehors au-devant de la Croisée de gros treillis doubles quise remontent d’eux-mêmes , en se roulant fur un rondeau creuxqui renferme des ressorts ; c'est ce qu’on nomme des Stores. Onles cache de telle forte dans des feuillures pratiquées dans letableau de la Fenêtre, qu’ils ne paroissent point en dehors. Maiscomme on a observé que ces Stores, en arrêtant les rayons duSoleil, empêchoient l’air d’entrer dans les Appartemens , on aeu recours depuis à un autre expédient. L on ferme les Fenetresavec des efpeees de Jalousies ou Châssis de bois qui s’ouvrent endehors, comme des Contrevents, & fur lesquels font assemblezà égale distance des tringles de bois en abajours, qui font le mê-me effet que les Stores à l’égard du Soleil, & laissent circulerl’air dans la Chambre. On nomme ces jalousies des Persiennes ;mais elles font moins propres pour la Ville que pour la Campa-gne , où elles égayent une façade , îorfqu’elles font peintes envert. Pour empêcher aussi que Peau n’entre dans les Appartemens,on pratique aux Châssis à verre des rejets qúi l’égoûtent en de-hors , & l’on fait les feuillures des petits bois assez profondes poury loger les verres qu’on mastique ensuite avec une certaine com-position qui s’endurcit à l’air, & qui faisant -écouler Peau , em-pêche non-seulement que les bois ne pourissent, mais encore quele froid ne pénétré dans les Appartemens.
La façon de ferrer les Croisées est nouvelle, & extrêmementcommode5 l’on n’y employé plus de Verròux, de Bascules, deTargettes , ni de toutes ces ferrures qui ne contenoient jamaisbien une Croisée, surtout lorsqu’elle étoit d’une certaine grandeur,& qui demandoient plusieurs opérations, quand il falloit ouvrirou fermer une Croisée. Aujourd’hui l’on a simplifié ces opéra-
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