N OV F ELLE MANIERE .
L
08
De la nouvelle minière de dijlribuer les * Plans.
Í L n’est pas possible de donner des régies positives fur la ma-niéré dont on doit distribuer les Plans ; la situation du Bâti-ment , son plus ou moins d’étenduë , les sojettions d’un empla-cement régulier ou irrégulier, l’usage que prétend faire de sa Mai-son celui qui fait bâtir, la dépense qu’il y veut faire, sont autantde moyens différons, qui font changer la distribution des Plans,& qui en fait varier les réglés à Pinfini. On se bornera donc à quel-ques observations génerales fur l’arrangement des pieces qui com-posent un Appartement, & en faisant remarquer Pavantage descommodité? & des dégagemens qu’on peut leur procurer , onrelevera les défauts où l'on tombe , sorfqu’on s’cloigne de cesréglés.
Mais pour donner une idée plus parfaite de la maniéré donton les peut mettre en pratique, l’on a jugé à propos de rap-porter ici divers exemples de Bâtimens, depuis huit à neuf toi-ses de face jusqu a quarante, dont quelques-uns ont déja été exé-cutez avec succès, êc d’autres seulement projette?.
Celui qui fait bâtir, forme ordinairement la premiere idée deson Plan sur son usage & ses commodité? particulières ; & aprèsavoir fixé fa dépense , il laisse à Phabiletc & à P expérience deP Architecte à arranger ces idées de telle sorte, que Pir régulari-té de la place, ni les differentes su; estions qui s’y rencontrent,ne P empêchent pas d’en composer qn tout ensemble commo-de & agréable.
La disposition génerale du Plan est la premiere chose qui de-mande une plus sérseuse attention. Un Bâtiment, pour être bienplacé , doit avoir une entrée avantageuse ', se bien présenter, êtredans une bonne exposition , ôc éloigné de tout ce qui poufroity apporter de Pincoramodité.
Le principal Corps-de-logis n’est jamais mieux placé qu'entrela Cour & le Jardin , quand Pemplacement permet qu’il y enait un ; non-seulement parce que les vûës en sont plus agréa-bles , & qu’oq y est moins exposé au bruit de la ruë, & à la vûëdes Domestiques & des Etrangers, que parce qu’il est fort in-commode d'être obligé de traverser une Cour pour aller à unJardin. La méthode qu’on avoir ci-devant de placer fur la ruë