DE D ISTRI BVER LES PLJNS. ro-is Corps-de-Iogis, & de faire suivre les Cours, qui n’étoient sé-parées des Jardins que par des grilles de fer, n’ayant pas tous ces'avantages,, c’est avec beaucoup de raison qu’on en a changé ladisposition. Néanmoins comme il n’y a pas de réglés fans excep-tion, il faut demeurer d’accord qu’il est quelquefois plus à • proposde faire le Corps-de-legis fur la rue, comme par exemple , lors-que la place à bâtir est située sur une Place publique, ou lorsqu’el-le est en face de l’ensilade d’une grande rue , ou pour quelqueautre considération semblable ; & alors l’on doit placer les Appar-tentensde parade fur le devant, & ceux de commodité en aîle,dans le double, ou fur ie derriere.
La seconde observation générais qu’on peut faire, c’est de pla-cer les Offices «Sc Ecuries de telle forte, que les Appartemensn’en soient point incommodez. Ce qui se peut faire de trois ma-niérés différentes, selon que l’emplacement le permet. La pre-miers , c’est de les placer en aîle , lorsque le terrain est serré,ainsi qu’on le peut voir dans le plan A de la planche 6z. C. oùles Remises & Ecuries occupent l’aîle gauche , & les Cuisines& Offices l’aîle droite. On expose, autant qu’ on le peut, les Cui-sines au Nord, pour empêcher que la chaleur ne corrompe lesviandes ; au contraire , pour éviter l’humidité , les Ecuries- doi-vent être exposées au Midy, & les Remises au Couchant, afinque le Soleil ne nuise point aux Carosses. La meilleure situationdes Cuisines & des Ecuries est à l’extrémité des aîles & fur larue, afin de pou voir faire l’enlevement des fumiers, fans passer parla Cour principale , & d’en détourner les urines des chevaux ;
& l’on fait pareillement écouler par des Eviers les eaux & lesimmondices des Cuisines, ainsi qu’on l’a observé au Plan A.
La seconde maniéré, c’est d’y pratiquer , quand le terrain aassez détendue , une ou plusieurs Basses-cours, comme il s’envoit au Plan B planche 6z. D. On y a placé les Cusines, Offi-ces, Ecuries, Remises, Caves , Puits , Auges , &c, C’est dansces Basses-cours qu’on lave les Carosses > qu’on étrille les Che-vaux , qu’on décharge les Charettes, & que se fait tout le servicede la Maison ; en sotte que la Cour principale n’est jamais salieou embarrassée, & que le Corps-de-logis n’est nullement incom-modé du bruit, à cause de l’éloignement.
Enfin quand on a suffisamment de place pour deux Basses-cours,alors on distribue dans l’une les Salles du Commun, les Cuisi-
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